21 mars 2013

La Grande Guerre

Depuis le début de l'année je travaille sur un projet de recueil collectif qui a pour thème la Grande Guerre. Mes souvenirs scolaires ne pouvaient suffire (!) j'ai donc dévalisé la Médiathèque en ouvrages de tous genres : Témoignages de "Poilus", Abécédaire, Catalogue d'expo, Recueil de cartes postales d'époque, récit de la vie à l'arrière... Bref, de quoi créer dans ma tête un joyeux bazar nécessaire à une mise en situation créative. Comme d'habitude, pendant le temps d'écriture je me suis interdite de lire de la fiction (sauf un ou deux recueils de nouvelles très éloignés du thème) Une fois le texte achevé, ne restaient que quelques fignolages à faire au plumeau. Un livre est alors tombé dans mes mains au hasard d'une discussion : "Cris", de Laurent Gaudé.

Un roman court mais dense, qui laisse peu d'espace au lecteur pour respirer! Dès les premiers mots je suis happée par le monologue intérieur de Jules, le permissionnaire, celui qui échappe enfin à l'horreur par la magie du papier bleu qu'on lui a remis. Quelques pages plus loin je retrouve ses frères d'armes, assurant la relève d'une compagnie. Chaque voix chuchote sa partition dans ce ballet de l'horreur : Marius, Boris, Ripoll, Barboni, ils sont une dizaine en tout à murmurer leurs doutes, leurs peurs, leurs souffrances à quelques minutes de l'assaut.

D'une écriture sèche, l'auteur nous donne à voir l'univers des tranchées, cet enfer creusé à vif dans la terre. Les phrases courtes, les répétitions parviennent à reproduire l'enfermement mental des hommes étouffés par la peur. On passe d'une scène à l'autre, d'une voix à l'autre sur un rythme rapide, comme ces films tournés caméra à l'épaule. La terreur et la folie se mêlent à la sueur, au sang, aux larmes de ces hommes poussés au bout de leur humanité.

La brièveté de ce roman lui donne une intensité qui marque l'esprit. Nul besoin de plusieurs centaines de pages à Laurent Gaudé pour restituer l'horreur de ce conflit meurtrier. On comprend mieux le silence des rescapés, incapables de donner voix à leur mémoire.

Après cette lecture, les cris de ces poilus résonneront longtemps dans ma mémoire.

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19 mars 2013

Paroles de lecteurs sur "Au cours du marché"

 "Ici l’ambiance est gorgée de soleil méditerranéen (pour nous autres Ch’tis, c’est presque la Martinique.) Beau kaléidoscope de sonorités, couleurs, odeurs … commerçants enjoués mais avisés, clientes rusées, paniers neufs ou usés, foule bigarrée, poissons écaillés, viandes tranchées dans le vif … Ce dynamisme aussi explosif que sensuel recouvrant souvent le malheur et le drame (le très beau MANTEAU DU MARCHÉ). Et puis il y a les nouvelles où vous vous privez délibérément de cette exubérance que vous aimez pour épurer le récit, pour lui «serrer la vis», vous concentrant sur l’essentiel : de Matisse à Soutine. J’aime beaucoup." (Michael)

 

"J'ai fréquenté les marchés depuis mon enfance, accompagnant mes parents pour faire le plein de produits frais de qualité. J'ai gardé ce goût et pour moi, cela m'apporte autant que de fréquenter régulièrement ma bibliothèque.
En écrivant ce livre, vous avez fait le lien entre ces deux univers que j'aime beaucoup." (Thérèse)

 

"Un vrai délice de bonne humeur, d’optimisme, parfois de gravité, votre bouquin, avec l’humour en plus !!! Toute ressemblance avec des personnages existants ou des lieux connus serait totalement ………………………. !!!!"

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11 mars 2013

Le ton, c'est bon!

 

D'abord vient une idée, quelque chose de pas forcément bien précis. Pour moi c'est souvent une image qui vient chatouiller mes neurones. Une photo, un tableau... Ou bien alors il s'agit d'écrire sur un thème pour répondre à un appel à texte. Donc, pendant plusieurs jours, qui peuvent s'agglutiner en semaines, je rumine ce thème, je le remâche pour mieux m'en imprégner.

Puis vient le moment de démarrer sur le papier. Une phrase, une autre, encore une. Tenter de rendre le jus de la rumination. Régurgiter.

Ce n'est pas "joli" pour le moment. Ça coule un peu en vrac. Ça part dans tous les sens. Je creuse le truc, un coup à droite, un coup à gauche. La matière s'accumule, les pages, réelles ou virtuelles, se remplissent. Mais il manque quelque chose. Il faut organiser tout ce matériau. Lui donner de l'unité. Il faut trouver le ton.

Chaque texte a sa propre tonalité. Chaque narration a sa couleur. Sur quel ton raconter cette histoire? Je cherche, je réfléchis, je fais des essais. Et puis ça vient! Le ton est trouvé, je le sais quand je le vois. Je sais que c'est comme ça qu'il faut raconter cette histoire. Comme ça et pas autrement. Alors commence le travail de réécriture mais ça, c'est une autre histoire!

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23 février 2013

Le murmure des nuages

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"Le murmure des nuages" Thierry Radière

Paru chez Emoticourt janvier 2013

Présentation de l'éditeur : Dans ce récit délicat et touchant, Thierry Radière nous fait entendre Le murmure des nuages produit par les séances d'aérosol que sa petite Miri, sept ans, doit subir deux fois par jour pour soulager sa mucoviscidose.

 

Thierry et moi, je ne sais plus comment nous sommes devenus "amis" sur le Mur. Qui a demandé l'autre? Mais j'ai très vite pris beaucoup de plaisir à découvrir les extraits de textes publiés presque quotidiennement sur sa page FB. Chaque matin la perspective de découvrir son univers d'écriture, comme une gourmandise attendue quotidiennement. Et au fil des semaines, j'ai bien vu que nous étions de plus en plus nombreux à guetter cette gourmandise! L'écriture de Thierry est teintée d'une poésie réaliste et sensible, parfois mystérieuse, comme s'il avait accès à certains mondes que je ne connais pas mais qu'il me laisse entrevoir.

Dans le murmure des nuages, récit intime qui évoque le quotidien de sa fille, Miri, atteinte de cette terrible maladie qu'est la mucoviscidose, la voix de Thierry se fait entendre sur un registre pudique mais sincère. J'ai suivi le fil des pensées de ce papa attentif avec une grande émotion. Sans dissimuler l'aspect technique des soins indispensables à Miri, Thierry livre ses inquiétudes, ses doutes et ses espoirs. Mais jamais il ne tombe dans la facilité de la sensiblerie. C'est en gardant la tête dans un ciel poétique, qu'il est parvenu à me faire entrer dans son quotidien de papa-soignant. Auprès de lui, j'ai préparé l'appareil avec minutie, installé Miri avec tendresse, compté les secondes en surveillant la pendule de la cuisine. Assise là, dans la douce tiédeur du nuage de vapeur, j'ai écouté le monologue murmuré par ce papa-poète qui offre à sa fille le plus beau des voyages, au cœur de son amour.

 

 

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18 février 2013

"Mon prochain gros truc"

J'accepte de répondre au TAG de Chris Simon (blogueuse active et auteure de plusieurs ouvrages publiés en numérique) et de vous parler de mon prochain projet.

1) Quel est le titre de votre prochain texte?

Pour le moment, le fichier se nomme "Hier encore" mais je ne pense pas que ce sera le titre définitif. J'ai comme autre idée : "Face au mur". Je pense que le titre s'imposera à un moment donné en cours d'écriture. (ici on verra ce que je pense de la chasse au titre!)

2) D'où vous vient l'idée principale?

Il s'agit d'une émission de TV qui m'a bouleversée. L'idée est venue quelques jours après. Je ne sais plus qui a dit "on écrit sur ce qui nous fait peur". Il y a de ça!

3) A quel genre appartient-il?

Je suis nouvelliste dans l'âme donc se sera une nouvelle longue. (Cependant, comme disait ma maman "ne jamais dire jamais", je ne dis pas que je ne passerai pas un jour au roman!)

4) Si votre texte était adapté au cinéma, quels acteurs verriez-vous dans les rôles principaux?

Je ne sais pas, c'est encore trop tôt pour imaginer des visages aussi réels!

5) Quel est le synopsis du texte en une phrase?

Une femme croyait avoir fermé une porte à clef sur son passé, une voix va tout faire voler en éclats.

6) Allez-vous être publié par un éditeur ou en auto-édition?

Jusqu'à présent mes ouvrages ont été publiés par des éditeurs (Jacques Flament éditions et Emoticourt) Mais l'auto-édition me tente aussi...à suivre.

7) Combien de temps avez-vous mis pour produire votre premier jet?

J'ai procédé par étape : dans un premier temps, je me suis documentée sur le sujet que je souhaite aborder. Lectures, recherches sur le Net... (Environ 1 mois 1/2). Ensuite j'ai "jeté" sur papier tout ce qui me venait, scènes, dialogues entre les personnages, réfléxions personnelles (environ 1 mois) A présent, il faut que je trouve un cadre géographique et temporel à mon histoire. Pour Météo marine, publiée en janvier, j'ai travaillé pendant 6 mois (faut dire que je ne suis pas écrivain à temps plein! J'ai une activité professionnelle et une vie de famille!)

8) A quel autre livre pouvez-vous le comparer?

 Je ne sais pas répondre à cette question. par contre je peux citer les auteurs de nouvelles qui me touchent particulièrement : Annie Saumont, Joyce Carol Oates, Raymond Carver, Jim Harisson, Le Clézio...

9) Qui ou quoi a inspiré l'écriture de votre livre?

 Le témoignage d'une femme dans un reportage télévisé. J'ai été bouleversée par la force de caractère de cette jeune fille malgré ce qu'elle avait subi.

10) Que pourriez-vous dire pour piquer l'intérêt de votre lecteur?

Je reprends la réponse à la question 5 : "Une femme croyait avoir fermé une porte à clef sur son passé, une voix va tout faire voler en éclats."

 

Je remercie Chris Simon pour ce "gros truc"!

Et je voudrais bien connaître les "prochains gros trucs" de Phil, Eric, Emma, et tous ceux qui voudront bien nous parler de leurs projets!

 

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11 février 2013

Je suis un écrivain

 

Je viens de terminer le livre de Laurent Herrou, "Je suis un écrivain". La présentation sur le site de l'éditeur n'a pas manquée de me faire sourire : "On recommanderait cette lecture non seulement à quiconque se mêle d’écrire, mais à tous ceux qui ont charge de ces résidences qui pullulent, quant au traitement que réserve la société civile à la chose artistique en général, et la littérature en particulier."

Parce que justement, je me mêle d'écrire! Alors je me suis dit : voyons ce qu'en dit ce garçon.

Je le connais peu, même si je sais que nous avons deux éditeurs en commun (finalement, ce n'est pas rien!). Du coup, je me suis sentie autorisée à solliciter son amitié sur le grand mur aux multiples visages. Puis j'ai lu "Les pièces" (paru chez Emoticourt) qui m'a permis de l'apercevoir au fil de cette troublante visite de son enfance.

"Je suis un écrivain", ça commence comme ça : "On parlait de nous, de l'avenir, on parlait de la culpabilité et de la peur, on parlait de lui et de moi."

Ce qui m'a plu dans le livre de Laurent, c'est cette franchise évidente : Ecrire c'est parler de soi. Que l'on se cache ou pas derrière la fiction (Laurent ne se cache pas, il s'affiche sincèrement!) on parle de soi.

Saisissant le prétexte de raconter son séjour en résidence dans un petit village du sud de la France, l'auteur parle de ses doutes, ses peurs, de son statut d'auteur.

"Je suis un écrivain" pour moi mais le suis-je aussi pour les autres?
Dans ce charmant petit village, l'arrivée d'un artiste déclenche... l'indifférence : "Très vite, j'a compris qu'ils s'en foutaient."
Pourquoi? Que voient les habitants du village dans ce garçon en short court et cheveux longs?
Un profiteur? Un mois hébergé gratuitement et payé à ne rien faire (écrire ce n'est pas vraiment faire quelque chose!).
Un monstre? "Les écrivains ça fait peur [...] Parce que les mots c'est comme des coups de carabine, sauf que tu ne meurs pas [...]"

Au fil de chapitres courts, construits sous la forme d'une discussion informelle, Laurent Herrou raconte son séjour dans La Maison qui accueille régulièrement des artistes en résidence. Le contrat prévoit que l'artiste n'a pas d'obligation de résultat "officiel" (pas de nombre de pages à écrire chaque jour!)  Mais qu'il doit néanmoins laissé une "trace" de son passage dans la maison, comme si, tout de même, le village voulait sa dîme.

Avec une sincérité qui m'a touchée dès le départ, l'auteur revient sur ces quatre semaines de doutes, de peur, de remise en question. Ses tentatives parfois maladroites parfois cabotines pour entrer en contact avec l'autre, pour se faire voir en tant qu'artiste.
Il évoque son rapport à l'écriture : "l'écriture n’ [est] pas juste ce moment où les doigts se posent sur le clavier. [...] Mais écrire c'est à chaque moment."
La difficulté de se défaire du quotidien, rassurant, pour accepter d'aller vers ce que l'on ne connait pas, la nuit, "la forêt".
De la distance que crée l'acte d'écrire entre l'écrivain et le monde. Ecrire c'est rester à la marge et regarder, écouter, poser des questions.

Je remercie Laurent pour ce beau moment de lecture.

 

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Je suis un écrivain (Laurent Herrou)

Aux éditions Publie.net

 

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02 février 2013

Janvier, c'est fait!

 

 Qu'ai-je fait de ce mois de janvier?

Le 1er : je fais la fête, histoire de commencer cette année sous le signe de l'amitié et de la gourmandise.

Le 3 : je reprends le chemin de l'écriture, enfin! Voilà plusieurs jours que je rumine la matière accumulée sur plusieurs semaines par des lectures de documents, témoignages, recherches sur le Net. Le temps est venu de passer à l'action!

Le 13 : Les soins du kiné ont une nouvelle fois réussi à faire refluer la douleur, je retrouve une validité satisfaisante. Et je me dis que peut-être, ce voyage à Paris, je vais pouvoir le faire! J'aimerais rencontrer l'équipe des éditions emoticourt et peut-être certains auteurs que je côtoie pour l'instant en virtuel.

Le 15 : J'accueille avec joie la parution de "Météo marine" chez Jacques Flament Editions. Un format papier pour ma première  nouvelle longue. J'ai passé du temps sur ce texte et le voir prendre vie entre les mains des lecteurs est une belle récompense.

Le 17 : Je retrouve 3 de mes camarades des Noires de Pau à l'Usine des Tramways qui abrite les archives départementales. Nous visionnons sur écran de vieux journaux de 1914. Il s'agit de préparer un appel à texte pour les auteurs de l'association. Nous parcourons la période qui va d'août à décembre. La lecture n'est pas aisée, le sujet est grave mais nous passons un bon moment, émaillé de fous rires qui nous attirent les foudres du personnel!

Le 24 : A la demande d'un prof de français, j'interviens dans une classe de seconde pour présenter le concours des Noires de Pau. En duo avec ma copine Ninou, nous parlons de l'association, du concours, de la nouvelle, du plaisir d'écrire. Les jeunes ont préparé des questions, c'est parfois naïf, parfois judicieux. Je prends goût à ces moments d'échanges avec les jeunes.

Le 26 : Après 2 années de vice présidence, me voilà coprésidente de l'association des Noires de Pau. Avec mon camarade Jean Claude Doléans nous formons un binôme qui a déjà fait ses preuves l'an dernier lorsque la présidente a dû réduire son activité pour cause de maternité. J'aime travailler en duo. J'y trouve un équilibre et une certaine sécurité. C'est enrichissant de confronter deux points de vue. Ma mère disait "De la discussion jaillit la lumière" et c'est exactement ce que je ressens. A deux, on voit mieux et plus loin.

 

Janvier, c'est fait! Voyons ce que me réserve février...

 

 

 

 

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21 janvier 2013

Un amour de chat

 

Je ne suis pas dans une phase de lecture aigue en ce moment mais tout de même, de temps en temps je craque sur une gourmandise littéraire. Voilà comment un soir, faisant une crise d'hypoglycémot, j'ai croqué "Le chat" de Hélène Gestern.

Ce chat-là est doux comme une histoire d'enfant, un conte câlin et tendre. Il en a les apparences, le ton, la couleur. On croque, c'est fondant et sucré... mais très vite au fil de la lecture apparait un arrière goût plus subtil et long en bouche.

Cette histoire de chat qui va et vient m'a embarquée plus loin que je ne le pensais. Il est question d'un homme et de son chat. De la relation qui s'établit entre eux au moment de la rencontre, de la découverte des sentiments réciproque, on s'aime, on se le dit, on se le montre. Echanges, caresses, baisers, jeux...

Seulement voilà, avec le temps qui passe les sentiments...passent aussi. Pour lui en tout cas, l'homme, qui garde une conscience aigue des priorités et n'est plus très sûr du bien fondé de cette relation. Son univers personnel est trop perturbé par ce mode de vie à deux. Les émotions du partenaire sont difficilement contrôlables. C'est qu'il y a une vie au dehors, avec des responsabilités, des contraintes, des obligations. D'autres plaisirs aussi. Des plaisirs tout aussi intenses mais plus maitrisables. Finalement ce n'était pas une bonne idée que d'investir dans cette relation. Pourquoi faudrait-il s'embarrasser d'un amour chat?

Sur un air léger et doux, comme le pelage d'un chat, Hélène Gestern suit le fil des émotions de cet homme décidément peu enclin à se laisser aller dans l'inconnu d'une liaison, fût-elle féline! Et même quand le temps des regrets viendra (car il vient toujours, n'est-ce pas?), le chat reste le maître de son histoire...

 

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14 janvier 2013

Météo marine

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"Météo marine"

Publié en janvier 2013 aux Editions Jacques Flament
Collection "Côté court"

Quatrième de couverture :

Pourquoi vous êtes venue vous installer ici ?

— Parce qu’après, c’est l’Espagne. Je ne parle pas espagnol. Et vous ?

— Pour la mer. Pour le bruit des vagues, la nuit, qui vous enveloppe de certitudes.

Deux maisons au bout du chemin, deux solitudes qui s’apprivoisent… Un incendie vient rompre ce fragile équilibre. Au coeur des ruines calcinées, les douleurs du passé se révèlent.

A commander  sur le site de l'éditeur

 

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08 janvier 2013

A quel titre...

...se vouer?

J'ai très vite compris lorsque j'ai commencé à écrire des nouvelles qu'il y avait une étape importante à ne pas négliger : le choix du titre.

Au départ de chaque projet d'écriture, je nomme le dossier en cours de façon rapide, parce que ce texte sur lequel je travaille, il faut bien le retrouver dans tout le Bazard qui s'affiche sur l'écran!

Alors je mets un truc vite fait : le début de la première phrase, le prénom du personnage, un lieu. Peut-être même que je mets un titre, un vrai. Mais voilà, plus j'avance et moins il convient. Parce qu'en cours de route, l'idée première s'est fait la malle, les personnages ont pris les commandes et organisent la narration.

Il m'est arrivé une fois d'avoir le titre avant d'avoir le texte : c'était le cas pour "Ici, on aime". Ce titre-là, je l'avais en tête depuis longtemps, il évoquait pour moi ces cafés de village à la devanture desquels une affiche indique : "Ici, on peut apporter son manger" J'imaginais une auberge espagnole de l'amour, chacun apportant ce qu'il avait reçu et pour certains, ce n'était pas grand chose...

Mais les choses sont rarement aussi simples. Trouver un titre est un vrai casse-tête mais c'est aussi pour moi un vrai plaisir qui achève le travail d'écriture. Il s'agit de mettre une touche finale qui souligne l'ensemble du travail accompli.

Lorsque j'ai terminé les nouvelles qui composent "Au cours du marché", mon amie Patricia m'a conseillé de trouvé des titres qui étaient en rapport avec l'univers du marché : j'ai donc fait une liste de mots et expressions, puis j'ai pioché pour adapter à chaque nouvelle!

Le titre doit être au service du texte, il a pour fonction d'émoustiller le lecteur pour le conduire à ouvrir le livre. Alors, une fois le point final posé après le dernier mot, je me creuse la cervelle! Je fais des essais, je note des idées de titre sur une feuille, j'y repense dans la journée (ou la nuit!), je laisse reposer et puis soudain, ça y est, je le tiens, c'est le bon et je ne le lâche plus!

Et pour vous, la chasse au titre, c'est comment?

titres

 

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