Joli mois de mai!
J'aime le mois de mai! Joli mois de mai, promesse d'été à venir et de bonnes nouvelles (par exemple du soleil et du ciel bleu?)
En ce joli moi de mai, mon recueil de nouvelles "Au cours du marché" fête sa première année d'existence! Bien calées dans le rayon des librairies paloises (Chez Tonnet et au Parvis), ou bien sagement affichées sur Amazone, mes petites histoires font de l'oeil aux lecteurs curieux.
En ce joli mois de mai, ma nouvelle "Deux brunes pour une blonde" parait dans un recueil collectif édité par les Noires de Pau, qui s'intitule : "Les Noires remettent la gomme!"
En ce joli mois de mai, je vais souffler, comme chaque année, quelques bougies d'anniversaire... ben oui, y'a pas d'âge pour ce plaisir-là!
Mai, mai, mai, joli mois de mai...

Ecrire en atelier
Jeudi dernier, j'ai dîné avec mes anciens partenaires de l'atelier d'écriture "A vos Plumes", que j'ai fréquenté pendant 2 ans. Parmi les participants, certains sont devenus des amis. Nous gardons le contact tout au long de l'année.
A l'occasion de nos diners, nous échangeons sur nos projets d'écriture, et plus généralement sur le plaisir (ou pas!) d'écrire. Pour chacun d'entre nous, je pense que le passage en atelier a été bénéfique. Il nous a permis de prendre confiance en nous, de trouver (ou confirmer) notre "voix" d'écriture.
En nous confrontant à des propositions d'écriture parfois ardues ou farfelues, Patricia, notre animatrice, a su nous faire progresser. Sous prétexte de jouer avec les mots, elle a su mettre en valeur nos points forts, nous faire découvrir des techniques d'écriture et une méthode de travail.
Au bout de ces 2 années, nous avons su trouver, pour ceux qui le souhaitaient, la force de travailler seuls, de faire preuve d'exigence envers nous-même pour retravailler nos textes et mener des projets d'écriture à terme.
Je voudrais dire à ceux qui n'ont jamais participé à un atelier d'écriture, qu'un atelier n'est pas du tout synonyme d'obligation, de travail, de contrainte.
Non, un atelier d'écriture, un bon atelier d'écriture, est synonyme de partage, de découverte des autres mais surtout de soi-même : les mots partent souvent du ventre! Et on n'écrit pas toujours les belles choses que l'on aurait voulu.
Dans un atelier, on écrit beaucoup, bien sûr, mais on rit aussi beaucoup! Et on apprend dans le jeu et la bonne humeur. Ce que nous pensions être un combat, "moi contre les mots", devient une alliance, "moi avec les mots".
Et même si le premier pas vers l'atelier est souvent difficile (on avance vers l'inconnu, des inconnus!), après la première séance, on se dit vivement la suivante!!!
L'Urgence et la Patience
Je suis abonnée à la revue "Lire". Je lis aussi de temps en temps "Le magazine littéraire" mais je ne paye pas pour ça. Je l'emprunte à la médiathèque. Parce que dans celui-ci, je ne comprends pas tout, c'est un magasine intellectuel (pour moi). Alors, ça m'ennuie un peu de payer.
Dans "Lire", ça va, j'arrive à suivre. Avec plaisir, même.
Je commence par le début, l'édito de François Busnel. J'aime bien François Busnel, je crois l'avoir déjà dit.
Ensuite je passe à la chronique de Frédéric Beigbeder. J'avoue, je n'ai jamais lu un livre de Beigbeder. Au début, je n'aimais pas le personnage, trop superficiel et décalé pour moi. Et le peu de pages feuilletées par-ci par-là ne me donnait pas envie d'approfondir.
Mais je dois reconnaître que ses chroniques me font souvent sourire. Cette fois-ci, dans le numéro d'avril, il brode autour du dernier livre de Jean Philippe Toussaint, "l'urgence et la patience".
Extraits :
D'un côté, il faut une urgence... On écrit comme on tombe amoureux : un livre s'impose à soi... On aurait peut-être aimé écrire autre chose... on avait une meilleure idée... Il [l'écrivain] n'a qu'un livre à écrire, celui qui sort de son ventre."
"...La patience. Pour bien écrire il faut savoir attendre... On imagine souvent l'écrivain au travail comme un glandeur inquiet de se faire poser un lapin par les Muses : c'est exactement ça... Ecrire suppose du temps, de l'ennui, du silence, de la solitude... Ecrire, c'est aussi se retenir d'écrire."
"... quelle angoisse épouvantable. Rendez-vous compte : un écrivain est un dingue qui doit travailler sans travailler, un fou qui doit agir à la fois vite et lentement..."
"Aujourd'hui, moi...j'attends l'urgence. Merci à Toussaint de me fournir une bonne excuse... Sachez qu'un romancier affreux, sale et méchant, allongé sur une banquette à quatre heures du matin est avant tout quelqu'un d'extrêmement patient."
Ecrire à l'oeil
J'aime écrire d'après un support visuel. Photo, carte postale, peinture...
Le goût m'en a été donné par Coumarine et ses "Paroles Plurielles". Ce blog proposait un atelier d'écriture en ligne, j'y ai laissé mes premiers mots virtuels. Depuis, le site a fermé mais la voix de Coumarine est toujours là, fidèle.
La consigne d'écriture se composait d'une phrase (à utiliser en incipit ou à inclure dans le texte) et d'une photo.
La première fois que j'ai participé, il s'agissait de cette photo
et de cet incipit :"L’horloge indique vingt deux heures trente mais elle est en avance"
C'était il y a plus de 4 ans, mes premiers pas dans l'écriture à ciel ouvert! J'acceptais de sortir mes mots du cocon rassurant de mes cahiers pour les exposer à des lecteurs inconnus!
L'expérience fut positive puisque dans les semaines qui suivirent je m'inscrivais à un atelier d'écriture bien réel, celui-là, à quelques kilomètres de chez moi.
Depuis, je continue à écrire sur photo. Lorsque j'ai travaillé sur mon recueil de nouvelles "au cours du marché", je suis allée prendre des photos aux halles de Pau, de façon à disposer d'une réserve visuelle.
Quelle sera la prochaine image
qui viendra chatouiller mon imagination?
D'où viennent les histoires?
Je me demande souvent comment naissent les histoires qui finissent en mots sur du papier.
Pour en avoir écrit quelques-unes maintenant, j'ai fini par comprendre que pour ce qui me concerne, je ne les choisis pas. Ce sont elles qui me choisissent. Elles se logent dans un coin de ma tête, ou ailleurs, sans faire de bruit, à mon insu.
Et pendant que je vaque à mes occupaptions quotidiennes, il se forme comme une boule de matière indéfinissable, ni chair, ni sang, plutôt une sorte de magma émotionnel.
Ensuite, il suffit d'un élément déclencheur pour que ça sorte. Pour moi, c'est souvent une première phrase qui déclenche le mécanisme. Comme une porte qui s'ouvre enfin et laisse sortir ce qui était contenu.
Voici quelques-unes des phrases qui ont servi de clef pour ouvrir des portes*:
Ici on aime.
C'était un beau mariage.
Ils sont venus cet été-là pour la dernière fois.
Il ne pensait pas revoir ce bar un jour.
La première fois que nos mains se sont frôlées, c'était sur les clémentines.
Quand la petit phrase s'installe dans ma tête, elle tourne et vire comme une rengaine musicale. Je sais alors qu'il ne se passera plus longtemps avant que je ne trouve le moyen de la poser sur le papier pour laisser ensuite se dévider la pelote de cette histoire que je ne connais pas encore. Et ce jour-là, assise à mon bureau devant la page vierge, je suis finalement comme le lecteur ouvrant un livre : impatiente de connaître la suite!
Et pour vous, comment naissent vos histoires?
* J'avais écrit dans un premier temps pour ouvrir "ma porte". J'ai corrigé mais je pense que ce lapsus calami était révélateur!
continuer à écrire
Les commentaires reçus sur le billet précédent, ainsi qu'une discussion que j'ai eu hier avec une autre amie de plume (j'ai vraiment beaucoup de chance de vous avoir tous autour de moi, amis réels et virtuels!) me conduisent à penser que je dois accepter un nouveau mode de fonctionnement dans mon écriture.
Je ne parviens plus à produire des textes courts, légers ou pas, propres à être publiés sur ce blog, par exemple. Je ressens également de la difficulté à écrire pour des concours sur un thème imposé qui ne m'emballe pas vraiment.
Ce qui me convient depuis quelques temps, c'est de travailler sur un terme plus long, sur un texte qui requiert un travail de recherches et de documentation que je trouve passionnant.
J'ai accepté de travailler par exemple au prochain recueil collectif édité par les Noires de Pau (j'en parlerai plus tard en détail)
Le thème général est imposé (sport automobile à Pau) et chaque auteur s'est vu attribuer une photo pour stimuler son imagination. A chacun ensuite d'écrire son histoire en choisissant le thème qui lui convient. Pour ma part (inspirée par la fameuse photo!) j'ai choisi le thème de la prostitution des étudiante (et étudiants!) Donc me voilà plongée dans la collecte de témoignages et d'articles de presse sur ce sujet difficile. Je me documente également sur la course automobile, l'ambiance sur un circuit actuel, les modèles de voitures... Tout cela est passionnant! Et là, je vous assure que je retrouve le goût d'écrire!
Voilà un p'tit bout de ma photo!
Et si vous avez des témoignages à partager sur le thème de la prostitution des étudiants, n'hésitez pas à m'écrire.
Le petit moment
Cette expression ne vient pas de moi. Ces trois mots m'ont été offerts par une amie de plume qui a senti dans l'un de mes mails, entre les lignes, mon désarroi momentané concernant l'écriture, mon écriture.
Oui, je me sens un peu perdue depuis quelques temps (d'ailleurs la tenue de ce blog en est le reflet. Les billets se font rares!) J'ai le terrible sentiment que les mots me fuient. Je commence quelque chose que je ne parviens pas à finir. Un début de texte qui, hier, me paraissait prometteur, aujourd'hui je ne m'y retrouve plus. J'ai beau triturer mes pages, réécrire, couper, ajouter, rien n'y fait. J'ai perdu le fil de mes propres mots. Comme si je n'avais plus rien à dire. Alors je fuis mon bureau, je traîne sur le Net dès le matin, je me trouve d'autres occupations...
Je n'ai pourtant pas l'impression d'avoir la tête vide. J'ai l'esprit occupé, préoccupé par les difficultés que rencontrent les personnes qui me sont proches (maladie, soucis financiers, études, querelle de famille, épuisement professionnel...) Je me sens concernée par tous ces évènements qui fragilisent les gens que j'aime. J'essaie de leur apporter le maximum de soutien. Mais ce n'est pas toujours facile de trouver les mots ou les actes justes.
Comment retrouver de la disponibilté pour mon temps d'écriture? Comment retrouver un juste équilibre entre préoccupations personnelles et liberté de création? Que dois-je faire pour que survienne le petit moment, cet instant fragile qui me permettra de retrouver ma voix intime?
Concours de nouvelles Noires de Pau
Allez hop! un p'tit concours pour s'amuser en ce début d'année!
A gagner : la publication de votre nouvelle dans le recueil collectif, un panier garni de gourmandises locales et le bonheur de découvrir le charme de notre belle ville de Pau.
Invitez donc Prosper sous votre plume!
En route!
Du papier sous le sapin
C'est bientôt noël, vous arpentez encore les allées des boutiques à la recherche des derniers cadeaux.
Que faut-il donc offrir pour faire plaisir?
Des gadgets technologiques démodés dans 6 mois?
Des bons d'achats impersonnels?
Des vêtements sans connaitre la bonne taille?
Ne vous tracassez plus!
Le cadeau idéal existe:
peu encombrant (fini les colis intransportables)
d'un prix raisonnable (c'est la crise pour tout le monde)
à commander d'un clic (économosez du carburant)
exsite en plusieurs tailles et couleurs (il y en a pour tous les goûts)
facile à emballer (Ah! Ce n'est pas négligeable, n'est-ce pas?)










