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L'atelier de Fabeli
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L'atelier de Fabeli
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12 mai 2013

Ciseaux

 Ciseaux-de-Stephane-Michaka_reference

"Ciseaux" Stéphane Michaka (Fayart 2012)

 4 de couv' : « Jour après jour, j’entends dire qu’on ne vit pas dans un monde de certitudes. Qu’il n’y a de certain que l’amour, tant qu’il dure, la famille, tant qu’elle se maintient, les amis quand ils sont de passage. Autant dire, tout cela n’est pas plus sûr que le reste. Alors quoi ? Est-ce qu’on doit se passer de certitudes ? Est-ce qu’on peut tenir longtemps, sans un ou deux cailloux dans le creux de la main ? Je crois que dans mes nouvelles je n’ai jamais parlé d’autre chose.
Je m’appelle Raymond. Je suis écrivain.
Enfin, j’espère le devenir. »

Je cherchais une biographie de Raymond Carver et un ami m'a recommandé la lecture de Ciseaux... qui n'est pas une biographie! Enfin, si, c'est une "biographie subjective", c'est la biographie de R. Carver telle que l'imagine Stéphane Michaka.
Ainsi qu'il l'explique dans l'interview suivante*, Michaka s'est vraiment intéressé à Carver quand il a eu connaissance de l'intervention plutôt "musclée" de l'éditeur Gordon Lish dans l'œuvre de Carver. "Ciseaux" est né de ce désir de mettre en lumière le processus de création littéraire qui passe obligatoirement par le travail de réécriture.

Après s'être soigneusement documenté grâce aux nombreux témoignages des proches de R. Carver, Stéphane Michaka a retissé la vie du nouvelliste américain en entrelaçant vérité et fiction, avec une empathie qui m'a particulièrement touchée. Au fil de chapitres courts, l'écrivain d'aujourd'hui donne la parole à l'écrivain d'hier ainsi qu'à son éditeur et ses deux compagnes. Une écriture sobre met en valeur la vie quotidienne du nouvelliste américain, ses doutes, sa quête de perfection, son combat contre l'alcool et ses difficultés conjugales et littéraires.

Carver, je l'ai découvert il y quelques années, suite à une recommandation de lecture dont j'ai oublié l'auteur (qu'il ou elle veuille bien m'en excuser!) mais que je continue à remercier! J'ai tout de suite été fascinée par son univers et cette façon si particulière de tracer en quelques pages des portraits de personnages fragiles, bousculés par la vie. Lorsque j'ai appris ce qui s'était passé entre Carver et son éditeur, comme Stéphane Michaka, je me suis passionnée pour cette affaire de "coupures". J'ai relu les nouvelles de Carver dans leur version intégrale, j'ai comparé avec la première édition. Je me suis moi aussi interrogée sur la nécessité de ce travail de "nettoyage", indispensable et douloureux à la fois. Et à chaque fois que j'en suis à cette étape dans mon propre travail, je ne peux m'empêcher, cliquant impitoyablement sur la touche Edit-cut, d'avoir une pensée émue pour Raymond Carver!

 

 

*Ici une interview de Stéphane Michaka 

Ici une note de lecture des Facétie de Lucie

 

 

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29 septembre 2012

"Ici on aime" sur la route

Mon second recueil de nouvelles, Ici on aime, est sorti le 13 septembre, il suit son bonhomme de chemin. Je reçois des petits messages qui me font chaud au coeur.

Un ouvrage publié, c'est un peu comme un enfant qui quitte le toit familial. Il devient autonome, acquiert sa vie propre. Moi je peux disparaitre, ça ne le fera pas disparaitre à lui, l'ouvrage. Il est totalement détaché de moi.

A présent je vais pouvoir me consacrer entièrement à l'enfant suivant! Toutefois, parce que j'essaie d'être une bonne mère, je garder un oeil sur chacun de mes enfants, ceux qui sont en gestation, ceux qui sont déjà partis et ceux qui s'apprêtent à le faire.

recueil faby IOA encadré à paraitre

2 mai 2010

Muse, où es-tu ?



Je n’ai pas envie d’écrire. Non, ce n’est pas juste. Ce n’est pas une question d’envie, c’est une question d’inspiration. J’ai beau m’asseoir au bureau, saisir mon stylo, tourner une page de carnet pour dévoiler du blanc, rien.

Alors je cherche à stimuler, je regarde autour de moi, un mot, une image, qui servirait de démarreur. Rien.
Alors j’ouvre un livre au hasard, il y a toujours des livres sur mon bureau, tiens, Truman Capote, un recueil de nouvelles, je ne connais pas. La première page, la première phrase. Non, trop longue. Une autre, un peu plus loin. Non, trop précise, trop de détail.
Je laisse Capote, j’attrape Sallinger et son « Attrape-cœurs », j’ouvre au hasard, un chapitre, la première phrase, je la copie, je m’oblige à la copier, sinon, on n’arrivera à rien et la matinée va passer et je n’aurai pas écrit.

« La première chose que j’ai faite… » J’aligne les mots sans conviction, je ne vois rien, pas d’image jaillissant de mon fertile cerveau pour déjà envisager l’amorce d’une histoire. « …en débarquant à Penn Station… » C’est américain, ça, je ne connais pas l’Amérique, je vais avoir du mal à situer une histoire là-bas. « …ça a été d’entrer dans une cabine téléphonique ».

Voilà, c’est tout, maintenant c’est à moi. Il y a un gars ou une fille dans une cabine téléphonique et débrouille –toi avec ça. Il ou elle appelle qui ? Sa mère ? Une amie ? La police ? Et pour dire quoi ?
« J’ai oublié mes clefs sur le buffet » Bof !
« C’est décidé, je ne viens pas à l’anniversaire de cette salope de Martha » Mouais !
« J’ai été témoin d’un horrible meurtre dans la rue »
Non, par la fenêtre d’un appartement, en passant. C’est mieux ça, plus original.

Il ou elle se presse sur le chemin du travail, le froid du petit matin, la foule sur les trottoirs, le raffut de la circulation, et soudain, tournant la tête vers une façade, comme ça, par hasard, il ou elle aperçoit un homme en train d’étrangler une femme derrière une fenêtre.
Ça se passe au rez-de-chaussée ou au premier étage, parce qu’après, on ne verrait plus rien de la rue.
Ou alors c’est une femme qui poignarde un homme, une fois, deux fois, trois fois, crise d’hystérie meurtrière et le type ne veut pas mourir, se rattrape au buffet, à la fenêtre, et l’autre qui frappe encore et encore.
Dans la rue, notre quidam est stupéfait. Comme dans un mauvais rêve, il fixe la scène mais ne parvient pas à crier, ni même à tendre le bras pour indiquer l’horreur, là, derrière le carreau.

Le meurtrier ou la meurtrière en a fini avec la victime. On ne voit plus qu’une silhouette. L’autre, le cou bleui et les yeux exorbités ou bien baignant dans la mare de sang réglementaire, l’autre, on ne le voit plus. Mais on l’imagine.
C’est pour ça qu’on se précipite vers Penne Station et qu’on entre dans une cabine téléphonique. Et, vu ce qu’on vient de voir, c’est aux flics qu’on téléphone. On raconte avec force détails et un peu d’affolement le truc horrible, là-bas, derrière la fenêtre.
Et le flic, sans se presser, parce qu’ils ont l’habitude, les flics, d’avoir à longueur de journée des coups de fils qui annoncent les pires malheurs, le flic, donc, essaie de faire le tri dans tout ce qu’on lui débite d’une voix saccadée, et surtout, ce qu’il veut, le flic, c’est une adresse, « parce que vous conviendrez, madame, monsieur ou mademoiselle, qu’il nous faut une adresse précise. On ne va pas taper à la porte de tous les immeubles du côté droit de la sixième rue pour trouver un cadavre et son meurtrier »

Alors voilà qu’on s’efforce de chasser la vision d’horreur qui nous tord les boyaux depuis quinze minutes et on cherche à préciser géographiquement la chose. Juste après la vitrine du marchand de jouets, un peu au-dessus du garage au nom italien ou espagnol et bien avant, oui, bien avant le supermarché.
Le flic, au bout du fil, demande maintenant notre nom et notre adresse et là on hésite un peu parce qu’on ne veut pas d’ennui. Ce n’est pas qu’on ne veuille pas aider la police, bien sûr, mais on sait ce que c’est les tracasseries administratives et tout et tout.
Mais bon, finalement on donne le nom, l’âge, la profession, l’adresse et puis on raccroche en se persuadant qu’on a bien fait, très bien fait. On sera juste un peu en retard au travail.
Il va falloir raconter aux collègues le pourquoi du comment, repasser le film du crime, sans oublier quoi que ce soit. Et comment était le meurtrier ou la meurtrière, couleur de cheveux, taille, corpulence, vêtements. Et la victime ?

Il ou elle sort de la cabine téléphonique. Le froid est toujours là, et la foule, et la circulation qui n’en finit pas...

Trois pages. Je n’ai pas vraiment grand-chose de concret mais au moins, j’ai écrit.! Avec tout ça, le temps qui passe et l’heure qui tourne... Je vais plutôt aller m’habiller et partir faire les courses !

© Fabeli  mars 2010


21 mai 2015

Ce que je sais sur ma mère

Elle a eu trois maris et cinq enfants. Elle fumait beaucoup, buvait du whisky à l’apéritif et lisait des romans policiers empruntés à la bibliothèque du quartier. A la maison, elle portait des tabliers courts et fleuris, qu'elle cousait elle-même, avec une poche sur le devant pour garder ses cigarettes et son briquet à portée de main. Elle a eu vingt ans sous l’occupation mais elle n’en parlait pas, sinon pour évoquer les jambes teintées avec je ne sais quoi pour imiter les bas.

Elle n’avait que dix-huit mois quand sa mère est morte. Son père s'est remarié, sa nouvelle femme avait deux chats siamois agressifs. Ma mère est partie en pension.

Je ne me souviens pas de la date du décès de ma mère. L'année et le mois, oui, mais le jour exact, je ne parviens pas à le garder en mémoire. Elle avait fait le choix d’être incinérée, s’assurait régulièrement auprès de nous, ses filles, que nous n’oubliions pas ce choix.

Le jour de sa mort, j’étais encore en congé maternité à la suite de la naissance de ma seconde fille. Je garde quelques images de ce jour-là, le coup de téléphone de mon père, « tu devrais venir tout de suite », la nounou prenant le couffin de ma fille tout en m’adressant quelques mots gentils, la chambre de l’hôpital, mon père dans le fauteuil, maman immobile, ma main sur la sienne, étonnée de ne pas sentir ses bagues, déjà retirées. Je me souviens encore être descendue dans le parc où se trouvait une cabine téléphonique. J’ai prévenu mes sœurs et mon frère. L’image suivante, c’est maman dans la chambre funéraire, son visage tristement maquillé, ses mains croisées sur la tige d’une rose. Ce n’était plus elle.

Ma mère à moi fumait beaucoup, riait fort, buvait du whisky à l’apéritif. Elle passait des heures en cuisine pour recevoir ses enfants, petits enfants, amis, autour d’une table bruyante et joyeuse.

Ma mère à moi n’avait plus rien à voir avec ce mannequin de cire mate, posé dans la pénombre faussement digne d’une chambre inconnue.

Le jour des obsèques, je nous revois, nous ses filles, dans la voiture, vêtues de ce noir que maman détestait. A l’église, le curé parlait d’une Jacqueline qui n’existait pas, qui n’avait jamais existé. Il disait se souvenir d’elle mais ce n’était pas possible. Maman gardait de sa scolarité chez les Sœurs une aversion profonde pour la religion. L’église, elle y mettait le moins possible les pieds.

Plus tard, à la maison, la famille et les amis réunis autour d’un buffet campagnard. Quelques souvenirs, mêlés de larmes, évoqués dans la chaleur du vin.

Ensuite je ne sais plus.

Je me suis réveillée un mois plus tard, à Biarritz, où nous étions partis en famille, pour trois jours, mon mari, moi et les filles.

Cette année-là j’ai perdu dix kilos, quand je revois des photos prise pendant l’été, les jambes et les bras nus, je vois les os saillants des épaules, des genoux. J’ai fini par les reprendre, parce qu’il y avait les filles, le boulot, papa.

 

 

28 septembre 2014

Lier

27.09.14 7h

Maison Abri Toiture Murs Souvenirs Plan Jardin Maman.

La maison de mon père,le jardin de ma mère, les roses

Lien / lieu Garder le lien sans le lieu. Où ? C’est moi qui suis le lien. C’est lourd.

Me relier avec mes filles Lier/Lire Lire dans les souvenirs Leur donner à lire

Ecrire Inscrire Tracer Garder la trace Traces de Vie Photo

Tout est allé trop vite J’ai cru que ça ne faisait rien. Ça fait, dans le ventre, dans la tête, c’est lier, ça tourne, ça fait du bruit. Grondement.

Ecouter M’écouter M’entendre Qu’est-ce que je dis ? J’ai mal, je suis malheureuse. J’ai perdu mes parents. Orpheline. Une enfant sans parents. Non, l’enfant a eu des parents, ses parents. Mes parents, Papa Maman.

LA mère c’est moi, mes enfants, leur maman. La maman de ma mère, la maman de mon père, la mère de mes filles.

Mer immense. Houle, vague profonde. Noyade. Mer, mère, sel, larmes. Où sont les larmes de ma mère ? Elle ne pleurait pas. J’ai vu les larmes de mon père.  Je pleure pour elle Je la pleure Je pleure la mère. Maman. Ne plus dire Maman. Ne plus dire papa. Continuer, imparfait, se rappeler. Parler Ecrire Relier. Relire l’histoire. Dérouler.

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5 novembre 2012

Aujourd'hui dans l'actualité

 

Quelle actualité? Celle du monde? Je n'ai pas encore lu le journal, pas écouté la radio, pas vu la TV. Pourtant je sais bien qu'il s'en passe, des choses, partout ailleurs. Guerres, élections, tempêtes, trafics, accidents, naissances, morts...

Pour le moment je laisse le monde à ma porte. Je m'occupe de mon actualité personnelle, intime. Je pose ma tasse de thé fumante sur la soucoupe prévue à cet effet. Eviter les taches. Je mets de l'ordre sur mon bureau. Les petits bouts de papiers avec les petits bouts de papiers, les dictionnaires avec les dictionnaires, les stylos avec les stylos. Quelques bricoles à la poubelle. Ces trois livres sur l'étagère du haut et celui-ci sur celle du fond.

Je trempe mes lèvres avec prudence dans le thé toujours chaud. Ça brûle et c'est bon à la fois. Je regarde la surface du bureau dégagée, chaque chose est à sa place. Dehors, le monde avec sa fureur. Dedans, moi et mon cahier, la tasse de thé, le stylo. J'écris.

 

© Fabeli 05.11.12 8h30

 

 

27 mai 2011

Flashback

 

Février 2009 :Je fréquente l'atelier d'écriture de A VOS PLUMES depuis 1 an 1/2. Je participe à des ateliers en ligne et des concours de nouvelles. Je sens que je me disperse. Je décide alors de me lancer un défi: écrire plusieurs nouvelles sur un même thème : la cuisine (faire la cuisine, manger...) Cependant, en cours d'écriture,  je m'aperçois que le thème du marché me vient plus facilement sous les doigts. Va pour le marché!

Mai-juin 2009 : J'ai écrit 12 textes sur lesquels j'aimerais avoir un avis. Le blog? Pourquoi pas? Pendant 2 mois, je poste les textes au fur et à mesure sur mon premier blog et j'attends les retours de mes "blogamis" (Merci à tous pour l'aide précieuse apportée par vos commentaires!)

Eté 2009 : Grâce à ces commentaires, je me remets au travail sur les 12 textes déjà écrits et j'en écris 5 de plus.

L'ensemble commence vraiment à avoir une allure de recueil de nouvelles!

Automne 2009 : je retravaille l'ensemble de ce que j'ose appeler désormais un recueil de nouvelles avec l'aide de mon amie Patricia, animatrice d'atelier d'écriture et conseillère littéraire. Sa rigueur et son oeil exercé me donnent encore du travail! Mais son enthousiasme final me donne confiance.

Janvier 2010 : Je fais le grand saut...postal! J'envoie mon manuscrit à plusieurs éditeurs spécialisés dans la nouvelle. Et j'attends...J'attends...J'attends... Certains répondent "non"... et d'autres ne répondent pas. Je relance et on me dit "patience".

Décembre 2010 : Jacques Flament et sa jeune maison d'édition accepte mon manuscrit. Youpi!!! Début avril 2011, travail de correction, choix de la couverture., écriture d'un texte supplémentaire... Je découvre les secrets de l'édition et la gentillesse de mon éditeur!

Mai 2011 : "Au cours du marché" vient de paraître. La boucle est bouclée!

Retour au présent. Plaisir de voir mes histoires se poser entre les mains des lecteurs...de mes lecteurs!

Bientôt je me remettrai au travail...

 

 

5 mai 2011

Paroles...

 

Vous l'aimez comment, sec ou doux ?

Vous le coupez dans ce sens ?

Quelle taille de melon vous voulez ?

Elles sont là, les fraises.

Alors, je ferme bien le sachet avec le truc.

Le prix, c'est le prix

Et avec ça ?

On tue beaucoup maintenant, et pour pas grand chose.

Vous voulez la recette ?

Vous pouvez me le préparer ?

Je vais au poulet tout de suite.

C'est des doux ?

Vous, vous avez un bon couteau !

Quelle est la différence entre les deux ?

Qu'est-ce qu'elle veut, cette dame ?


Est-ce qu'il vous arrive d'entendre

ces petites de phrases?


22 novembre 2010

La boite aux lettres

J'aime toujours ouvrir la boite aux lettres, même si souvent je n'y trouve que pub ou facture.

J'aime toujours ouvrir la boite aux lettres parce que parfois il y a une lettre qui n'est ni une pub ni une facture.

C'est une lettre ordinaire. Pas de sigle officiel connu, pas une écriture connue. Je regarde le cachet qui me donne un petit coup au coeur. Mais non, je suis une fille raisonnable, on ne va pas s'emballer pour si peu. Il y en a eu d'autres de ces lettres qui arrivent de toute la France et disent juste merci et à bientôt. Donc j'ouvre la lettre comme une fille raisonnable, sans la déchirer sauvagement, ça ne se fait pas, même pour une lettre.

Ça commence toujours pareil. "Madame, j'ai le plaisir de vous annoncer les résultats du concours de nouvelles..." Là, je lâche le texte des yeux pour sauter directement plus bas, vers la liste de noms mais je suis une fille raisonnable et... Et j'y suis! Je suis dans la liste des noms qui... Pas les tout premiers, en gras, mais juste un peu après. Je suis dans la sélection des 13 textes finalistes!

Mais je suis une fille raisonnable, je ne dis rien, je ne crie pas, je ne hurle pas de joie... de toute façon, la maison est vide à cette heure, à part les oreilles du chien qui s'en balance grave.

Alors, je me contente d'un geste de fille raisonnable : je prends un surligneur jaune fluo et je SURLIGNE mon nom et le titre de mon texte et soudain, cette lettre de papier blanc et d'encre noire devient une lettre de bonne nouvelle.

J'aime bien ouvrir la boite au lettres...

Le texte gagnant, il est *,  et je crois même que vous l'aviez aimé!

*(Pour l'envoyer en concours je l'ai rebaptisé "Trottoir de patience")



1 septembre 2010

Textes publiés

NOUVELLES

Face au mur

Nouvelle publiée chez SKA mai 2015

Ami, es-tu là?

Recueil de 3 nouvelles, à partir de 9 ans

imprimé par ICN en janvier 2015

 

Météo marine

Nouvelle

Publié chez Jacques Flament Editions janvier 2013

 

Ici, on aime

Recueil de nouvelles

publié chez Emoticourt en septembre 2012

 

Au cours du marché

Recueil de nouvelles

(publié chez Jacques Flament Editions mai 2011)

 

Publications Noires de Pau

Poison d'avril (in recueil collectif "Cuvée fatale" oct. 2014 coll. nouvelles noires)

Flou artistique (in recueil collectif "Pages 14-18" nov.2013 coll. nouvelles noires)

Tambour battant (in recueil collectif "Les P'tites Noires en concert" oct 2013 coll. jeunesse)

Deux brunes pour une blonde (recueil collectif "Les Noires remettent la gomme" mai 2012 coll. Nouvelles noires)

Caminando (recueil collectif Les p'tites Noires font leurs valises  oct 2011 coll. jeunesse)

A coeur perdu (recueil collectif Les Noires plein...Pau publié  mai 2011 coll. nouvelles noires)

Chinoise sur canapé (recueil collectif SUHI PARTY Sept. 2010 coll. jeunesse)

Qu’ey lou me rey (Journal Sud Ouest du 12 juillet 2010)

Dernière cigarette (Lauréate du concours 2009 des Noires de Pau, publiée en recueil collectif)

 

Publications en revues

Là-bas / Embrasse-moi (revue Lu-si nov 2013)

La vitrine (Revue Glaz sept 2013)

L'île aux mouettes (Revue PrOse n°17 septembre 2011)

Déclaration d’amour, mode d’emploi (Revue PrOse n°15 avril 2010)

L'exil  (sur la revue en ligne Ecrits vains été 2009)

Marché infinitif   (sur la revue en ligne Ecrits vains été 2009

Un temps pour tout   (sur la revue en ligne Ecrits vains été 2009)

La fenêtre ouverte  ( sur la revue en ligne Ecrits vains été 2008)

A vendre (revue les Hésitations d'une mouche n° 47 décembre 2008)

 

Publications sur divers sites

 

Bonne soeur  (sur le site nouvelles-persos.fr 2010)

Marché conclu  (sur le site nouvelles-persos.fr 2010)

Bal sauvage   (Sur le site de Bonnes nouvelles 2008)

L'Italienne (Sur le site de Bonnes nouvelles 2008)

Les yeux de sa mère (Sur Mot compte double hiver 2008)

Les clefs (Sur Mot compte double juin 2009)

Impact  (Sur le site "1000 nouvelles "été 2008)

Martine fait de la gym (Sur le site "Le grand Pin" 2008)

Trottoir de patience (7ème place sur 13 au concours de Touharé/Loire 2010)

 

POESIE

 Le chagrin (Les hésitations d'une mouche n° 56 mars 2011)

Passent les ombres (Les hésitations d'une mouche n° 52 mars 2010)

De toi à moi ( Jeux Floraux du Béarn 2ème prix Gérard de Nerval 2008)

Femme vivante (Jeux Floraux du Béarn 2ème prix Francis Mendiondo 2009)

 

18 février 2013

"Mon prochain gros truc"

J'accepte de répondre au TAG de Chris Simon (blogueuse active et auteure de plusieurs ouvrages publiés en numérique) et de vous parler de mon prochain projet.

1) Quel est le titre de votre prochain texte?

Pour le moment, le fichier se nomme "Hier encore" mais je ne pense pas que ce sera le titre définitif. J'ai comme autre idée : "Face au mur". Je pense que le titre s'imposera à un moment donné en cours d'écriture. (ici on verra ce que je pense de la chasse au titre!)

2) D'où vous vient l'idée principale?

Il s'agit d'une émission de TV qui m'a bouleversée. L'idée est venue quelques jours après. Je ne sais plus qui a dit "on écrit sur ce qui nous fait peur". Il y a de ça!

3) A quel genre appartient-il?

Je suis nouvelliste dans l'âme donc se sera une nouvelle longue. (Cependant, comme disait ma maman "ne jamais dire jamais", je ne dis pas que je ne passerai pas un jour au roman!)

4) Si votre texte était adapté au cinéma, quels acteurs verriez-vous dans les rôles principaux?

Je ne sais pas, c'est encore trop tôt pour imaginer des visages aussi réels!

5) Quel est le synopsis du texte en une phrase?

Une femme croyait avoir fermé une porte à clef sur son passé, une voix va tout faire voler en éclats.

6) Allez-vous être publié par un éditeur ou en auto-édition?

Jusqu'à présent mes ouvrages ont été publiés par des éditeurs (Jacques Flament éditions et Emoticourt) Mais l'auto-édition me tente aussi...à suivre.

7) Combien de temps avez-vous mis pour produire votre premier jet?

J'ai procédé par étape : dans un premier temps, je me suis documentée sur le sujet que je souhaite aborder. Lectures, recherches sur le Net... (Environ 1 mois 1/2). Ensuite j'ai "jeté" sur papier tout ce qui me venait, scènes, dialogues entre les personnages, réfléxions personnelles (environ 1 mois) A présent, il faut que je trouve un cadre géographique et temporel à mon histoire. Pour Météo marine, publiée en janvier, j'ai travaillé pendant 6 mois (faut dire que je ne suis pas écrivain à temps plein! J'ai une activité professionnelle et une vie de famille!)

8) A quel autre livre pouvez-vous le comparer?

 Je ne sais pas répondre à cette question. par contre je peux citer les auteurs de nouvelles qui me touchent particulièrement : Annie Saumont, Joyce Carol Oates, Raymond Carver, Jim Harisson, Le Clézio...

9) Qui ou quoi a inspiré l'écriture de votre livre?

 Le témoignage d'une femme dans un reportage télévisé. J'ai été bouleversée par la force de caractère de cette jeune fille malgré ce qu'elle avait subi.

10) Que pourriez-vous dire pour piquer l'intérêt de votre lecteur?

Je reprends la réponse à la question 5 : "Une femme croyait avoir fermé une porte à clef sur son passé, une voix va tout faire voler en éclats."

 

Je remercie Chris Simon pour ce "gros truc"!

Et je voudrais bien connaître les "prochains gros trucs" de Phil, Eric, Emma, et tous ceux qui voudront bien nous parler de leurs projets!

 

2 février 2013

Janvier, c'est fait!

 

 Qu'ai-je fait de ce mois de janvier?

Le 1er : je fais la fête, histoire de commencer cette année sous le signe de l'amitié et de la gourmandise.

Le 3 : je reprends le chemin de l'écriture, enfin! Voilà plusieurs jours que je rumine la matière accumulée sur plusieurs semaines par des lectures de documents, témoignages, recherches sur le Net. Le temps est venu de passer à l'action!

Le 13 : Les soins du kiné ont une nouvelle fois réussi à faire refluer la douleur, je retrouve une validité satisfaisante. Et je me dis que peut-être, ce voyage à Paris, je vais pouvoir le faire! J'aimerais rencontrer l'équipe des éditions emoticourt et peut-être certains auteurs que je côtoie pour l'instant en virtuel.

Le 15 : J'accueille avec joie la parution de "Météo marine" chez Jacques Flament Editions. Un format papier pour ma première  nouvelle longue. J'ai passé du temps sur ce texte et le voir prendre vie entre les mains des lecteurs est une belle récompense.

Le 17 : Je retrouve 3 de mes camarades des Noires de Pau à l'Usine des Tramways qui abrite les archives départementales. Nous visionnons sur écran de vieux journaux de 1914. Il s'agit de préparer un appel à texte pour les auteurs de l'association. Nous parcourons la période qui va d'août à décembre. La lecture n'est pas aisée, le sujet est grave mais nous passons un bon moment, émaillé de fous rires qui nous attirent les foudres du personnel!

Le 24 : A la demande d'un prof de français, j'interviens dans une classe de seconde pour présenter le concours des Noires de Pau. En duo avec ma copine Ninou, nous parlons de l'association, du concours, de la nouvelle, du plaisir d'écrire. Les jeunes ont préparé des questions, c'est parfois naïf, parfois judicieux. Je prends goût à ces moments d'échanges avec les jeunes.

Le 26 : Après 2 années de vice présidence, me voilà coprésidente de l'association des Noires de Pau. Avec mon camarade Jean Claude Doléans nous formons un binôme qui a déjà fait ses preuves l'an dernier lorsque la présidente a dû réduire son activité pour cause de maternité. J'aime travailler en duo. J'y trouve un équilibre et une certaine sécurité. C'est enrichissant de confronter deux points de vue. Ma mère disait "De la discussion jaillit la lumière" et c'est exactement ce que je ressens. A deux, on voit mieux et plus loin.

 

Janvier, c'est fait! Voyons ce que me réserve février...

 

 

 

 

14 octobre 2012

Un peu de moi

Je suis née en 1963 et je vis à Pau, dans le Sud Ouest.

En 2007, j'ai enfin décidé de consacrer ouvertement à l’écriture le temps volé par ailleurs. Tôt le matin ou tard le soir, je cuisine la réalité à ma façon pour écrire des nouvelles.

Depuis 2009 je fais partie de l'association littéraire des "Noires de Pau".

 

 

10 octobre 2012

"Ici, on aime" on en parle...

Ici ou là, on parle de mon recueil de nouvelles "Ici, on aime".

Je regroupe les liens dans ce billet, histoire de les avoir sous la main!

 

L'avis de Liliba

 

Une page blanche sur Mot Compte Double 

présentée par Frédérique Trigodet

 

Un avis de lecture d'Emma Cart tanneur  sur Babelio

 

Un avis de lecture de Lorraine, sur son blog

"Les cahiers du soir de Lorraine"

 

L'avis d'Alexandra Bitouzet

 

29 août 2012

Lire des livres

"Voir des films, c'est vraiment la chose la plus stimulante pour en faire" (B. Bertolicci, cinéaste italien)

J'ai entendu cette phrase l'autre jour à la radio et j'ai aussitôt pensé que c'est la même chose pour les livres! Lire des livres pour en écrire, c'est la meilleure chose à faire.

Quels livres? Tous les livres! Ne pas faire de tri : il n'y a pas les bons d'un côté et les mauvais de l'autre, les livres littérairement corrects et ceux qui ne le sont pas.

Lire!

Lire pour le plaisir, lire pour découvrir, lire pour comprendre, lire pour être surpris, lire pour rire, lire pour pleurer (merci pour le mouchoir!).

Lire!

Lire des "grands" auteurs, ceux dont les noms s'étalent dans les magasines, et lire des "petits" auteurs, ceux dont les noms ne gaspillent pas d'encre dans les journaux.

Lire!

Lire des livres en papier ou des livres sur écran. Pourquoi choisir? Entrer dans une librairie et laisser ses doigts courir sur les couvertures ou fouiller les rayons virtuels en claquant des doigts sur un clavier.

                    Lire!

9 avril 2012

Ecrire en atelier

Jeudi dernier,  j'ai dîné avec mes anciens partenaires de l'atelier d'écriture "A vos Plumes", que j'ai fréquenté pendant 2 ans. Parmi les participants, certains sont devenus des amis. Nous gardons le contact tout au long de l'année.

A l'occasion de nos diners, nous échangeons sur nos projets d'écriture, et plus généralement sur le plaisir (ou pas!) d'écrire. Pour chacun d'entre nous, je pense que le passage en atelier a été bénéfique. Il nous a permis de prendre confiance en nous, de trouver (ou confirmer) notre "voix" d'écriture.

En nous confrontant à des propositions d'écriture parfois ardues ou farfelues, Patricia, notre animatrice, a su nous faire progresser. Sous prétexte de jouer avec les mots, elle a su mettre en valeur nos points forts, nous faire découvrir des techniques d'écriture et une méthode de travail.

Au bout de ces 2 années, nous avons su trouver, pour ceux qui le souhaitaient, la force de travailler seuls, de faire preuve d'exigence envers nous-même pour retravailler nos textes et mener des projets d'écriture à terme.

Je voudrais dire à ceux qui n'ont jamais participé à un atelier d'écriture, qu'un atelier n'est pas du tout synonyme d'obligation, de travail, de contrainte.

Non, un atelier d'écriture, un bon atelier d'écriture, est synonyme de partage, de découverte des autres mais surtout de soi-même : les mots partent souvent du ventre! Et on n'écrit pas toujours les belles choses que l'on aurait voulu.

Dans un atelier, on écrit beaucoup, bien sûr, mais on rit aussi beaucoup! Et on apprend dans le jeu et la bonne humeur. Ce que nous pensions être un combat, "moi contre les mots", devient une alliance, "moi avec les mots".

Et même si le premier pas vers l'atelier est souvent difficile (on avance vers l'inconnu, des inconnus!), après la première séance, on se dit vivement la suivante!!!

 

18 février 2012

Semaine du 13 au 20 février

Cette semaine, comme toutes les autres semaines, j'ai assuré mon rôle de maman et d'épouse, j'ai travaillé, fait les courses et le ménage, j'ai téléphoné (un peu), écrit des mails (beaucoup), assisté à une réunion associative, mangé, dormi... et à tout moment, dans un coin de ma tête, deux brunes et une blonde se baladaient sur un circuit de course automobile! J'avoue que je me suis sentie un peu fatiguée certains soirs!

Vendredi 17.02 :

18h : une partie de l'après-midi passée sur mon texte, avec un infernal sentiment de piétiner. Pourtant ce matin au réveil, une idée qui me parassait bonne et puis là, sur le papier, plus rien. J'en pleurerais de rage!

22h : qu'est-ce qui fait que soudain le puzzle s'assemble? De tout ce qui a été écrit jusque-ici, émerge finalement un ensemble.

A chaque fois, je vois un peu de magie dans cet instant-là!

 

 

30 janvier 2012

Semaine du 30.01 au 05.02

Lundi 30/01 : j'en suis toujours à me documenter sur le milieu de la course automobile. J'interroge Nounours chéri qui a fréquenté le circuit de Pau en spectateur pendant des années. Et je me souviens soudain des BD de Michel Vaillant. J'irai en chercher à la médiathèque. Ce qu'il me faut, ce sont des images pour "apréhender" ce monde que je ne connais pas.

Mardi 31/01 : J'ai toute une liste de blogs dont je guette la parution de nouveaux billets. De temps en temps j'en rajoute un, comme celui-ci : Le blog d'Eric Scilien. J'aime le ton et en plus c'est un "collègue", nous avons le même éditeur!

Mercredi 01/02 : 2H sans quitter mon bureau ce matin. Pour obtenir enfin quelque chose qui a un début, un milieu, une fin. L'après-midi, je passe aux archives départementales pour feuilleter les journaux qui parlent du grand prix de pau 2007. Prise de notes en vrac, on verra bien ce qui peut servir.

Jeudi 02/02 : Déjeuner avec une copine d'écriture. Elle aussi patine sur sa nouvelle! Décidément, la piste du grand prix est glissante! Dans l'après-midi, en attendant le client, je feuillette une BD de Michel Vaillant (j'ai dévalisé le stock de la médiathèque!) En plus l'histoire se passe à Pau. C'est amusant de reconnaitre le décor de ma ville en BD!

Vendredi 03/02 : ce matin, je me suis enfin décidée à proposer mon second recueil nouvelles à un éditeur. Pour cette petite maison d'édition l'envoi se fait par mail, pas besoin d'aller faire des photocopies et gaspiller du papier!
L'après-midi, je commence à taper le texte écrit mercredi. Au fur et à mesure, je le retravaille.

Samedi 04/02 : neige bienvenue qui me permet de ne pas aller travailler ce matin. Je peux continuer à écrire, bien au chaud sous ma couette!
Après diner, je regarde un DVD, "mes chères études", sur le thème de la prostitution d'une étudiante. Film que j'ai trouvé dérangeant, inspiré par le récit de Melle Laura D. J'ai appris que cette semaine est sorti un autre film sur ce sujet, "Elles", avec Juliette Binoche.

Dimanche 05/02 : Où je retrouve Annie Saumont! " François Busnel lui demande comment elle fait pour se mettre dans la peau de ses personnages, des ados, des fillettes, des meurtriers. Réponse d'Annie Saumont : "à partir du moment où on a un personnage, on le suit".
Bon après-midi d'écriture, j'avance, j'avance! Soudain, je réalise que mon histoire n'est pas suffisament imbriquée dans le monde des courses, je frôle le hors sujet. Une heure plus tard, j'ai trouvé une solution, un poids de moins sur l'estomac!
Nounours chéri est parti au cinéma, je dîne en tête à tête avec ma fille devant les info. Je suis émue d'apprendre que la vague de froid à fait plus de 200 morts en Europe. Pour moi, le froid, c'est dehors, au-delà de la vitre. Pour d'autres c'est dans leur chair.

29 janvier 2012

Semaine du 23.01 au 29.01

Une nouvelle catégorie, histoire de ne pas perdre le fil de ce blog...

Lundi 23/01 : comme souvent le lundi, un petit tour à la librairie du Parvis avec Nounours chéri. Je tombe par hasard sur le journal d'écriture d'Annie Ernaut. Je m'assois, je feuillette. Par-ci par-là je reconnais qu'elle évoque la préparation de son livre "Les années", que j'ai lu et aimé. J'ai même admiré le talent de cette femme qui mêle sans orgueil son histoire personnelle à l'Histoire tout court, et on ne peut que s'y retrouver. Lisant ce livre je lisais ma propre histoire, celle de ma famille.

Mercredi 25/01 : une réunion associative, nous sommes 8 ou 10 autour de la table. Le mileu de la réunion est marqué par un conflit. C'est stupide mais ça fait mal, comme tous les conflits. Je m'en veux de pas avoir été capable de lâcher prise. Tout ce que j'ai gagné, c'est 48h de maux d'estomac épouvantables.

Jeudi 26/01 : 12H de boulot non-stop, stress et fatigue s'accumulent. Pourtant vers 18h30 une éclaircie : je bascule la fréquence du poste sur radio classique et je suis ravie d'entendre la voix d'Annie Saumont reçue par Olivier Belamy. Entre deux clients à servir, je reviens écouter mon "idole". Voix hésitante (elle a plus de 80 ans) mais toujours la passion de l'écriture. Je retiens ceci : "...il ne faut pas trop en dire, garder une certaine ambiguité, il faut laisser son rôle au lecteur..."

Vendredi 27/01 : cet après-midi je ne travaille pas. Je m'installe confortablement sur le lit de ma chambre-bureau, réchauffée par une bouillotte, l'ordi sur les genoux, mon carnet de notes à portée de main. Je sais que j'ai du temps devant moi pour travailler, c'est bien.

Dimanche 29/01 : Je croyais avoir bien avancé vendredi sur ma nouvelle en cours et puis non, ça bloque à nouveau. J'écris, je rature, je vais manger, je reviens, c'est toujours pareil. Je ferme tout et je vais faire des crêpes.

28 janvier 2012

Les nouvelles sont bonnes!

Voilà 3 ou 4 ans seulement que je lis des nouvelles. Avant, j'étais plutôt roman, roman policier plus précisément.

La nouvelle, j'ai découvert ça en atelier d'écriture. Alors je me suis intéressée de plus près à ce genre littéraire et j'ai fait la connaissance d'auteurs qui m'ont beaucoup appris.

Ainsi donc, on pouvait faire des phrase sans ponctuation, on pouvait raconter le quotidien très banal de gens très ordinaires

Ainsi donc, les héros des histoires n'avaient pas besoin de faire rêver le lecteur par leurs titres de naissance ou leurs exploits, il n'y avait même pas besoin de héros, on pouvait parler de la vie, la vraie, celle qui existe pour de bon là, dehors...

Merci à Annie Saumont, Raymond Carver, JD Sallinger, JMG Le Clézio, Laurie Colwin... Et bien d'autres qui me donnent envie de suivre modestement leurs pas!

14 janvier 2012

Le petit moment

 

Cette expression ne vient pas de moi. Ces trois mots m'ont été offerts par une amie de plume qui a senti dans l'un de mes mails, entre les lignes, mon désarroi momentané concernant l'écriture, mon écriture.

Oui, je me sens un peu perdue depuis quelques temps (d'ailleurs la tenue de ce blog en est le reflet. Les billets se font rares!) J'ai le terrible sentiment que les mots me fuient. Je commence quelque chose que je ne parviens pas à finir. Un début de texte qui, hier, me paraissait prometteur, aujourd'hui je ne m'y retrouve plus. J'ai beau triturer mes pages, réécrire, couper, ajouter, rien n'y fait. J'ai perdu le fil de mes propres mots. Comme si je n'avais plus rien à dire. Alors je fuis mon bureau, je traîne sur le Net dès le matin, je me trouve d'autres occupations...

Je n'ai pourtant pas l'impression d'avoir la tête vide. J'ai l'esprit occupé, préoccupé par les difficultés que rencontrent les personnes qui me sont proches (maladie, soucis financiers, études, querelle de famille, épuisement professionnel...) Je me sens concernée par tous ces évènements qui fragilisent les gens que j'aime. J'essaie de leur apporter le maximum de soutien. Mais ce n'est pas toujours facile de trouver les mots ou les actes justes.

Comment retrouver de la disponibilté pour mon temps d'écriture? Comment retrouver un juste équilibre entre préoccupations personnelles et liberté de création? Que dois-je faire pour que survienne le petit moment, cet instant fragile qui me permettra de retrouver ma voix intime?

6 octobre 2011

Du polar plein les yeux

Samedi et dimanche dernier, j'ai pris du Noir plein les yeux!

2 jours passés sur le salon du polar de Pau, un Aller Retour dans le noir.

Samedi, journée de folie avec l'organisation de la remise des prix du concours de nouvelles des Noires de Pau. J'ai eu enfin le plaisir de faire la connaissance des lauréats de la catégorie jeune. 7 filles et 2 garçons, tout étonnés de se retrouver en train de dédicacer le recueil de nouvelles qui réunit leurs textes!!!

Dimanche, j'ai pu profiter davantage du salon. J'ai même mangé une glace* en compagnie de l'auteur Marin Ledun pour parler de son dernier roman, "les visages écrasés", qui évoque le monde du travail et la souffrance générée par les nouvelles méthodes de management. Je suis sûre que je vais le lire!

2 jours dans le Noir, riches d'émotions et de rencontres, j'aime ça!!!

Dimanche prochain je serai au salon du livre et d'Orthez et le dimanche suivant aux Frissons de Bordères, salon du livre jeunesse pour lequel les Noires de Pau publieront un recueil de nouvelles: "Les p'tites Noires font leurs valises".

*L'originalité de ce salon, c'est de donner la possibilité de rencontrer les auteurs autour d'un café, d'une glace ou même lors d'une aller-retour dans le funiculaire!

9 février 2012

semaine du 06.02 au 12.02

Lundi 06.02 : Le froid semble paralyser aussi les communications virtuelles. J'attends plusieurs réponses à des mails et ça ne vient pas... ça m'énerve!

Mercredi 08.02 : J'ai dit : ce matin, je ne bouge pas de mon bureau. C'est ce que j'ai fait.

Jeudi 09.02 :  Aux infos : Un vieil homme (il a l'âge de mon papa) retrouvé mort de froid à quelques mètres de sa maison. Il se croyait en sécurité, si près de chez lui. Il a glissé, il est tombé mais personne n'était là pour l'aider à se relever...

 

Vendredi 10.02 : Annie Saumont, encore! Elle dit tellement bien tout haut ce que je pense tout bas!
"Déjà, c'est beaucoup plus facile d'écrire "je", parce qu'à ce moment-là, l'écrivain n'existe plus. Il disparaît dans le personnage. Je refuse d'écrire quelque chose comme "il pensa". Pour moi, c'est clair et net. Ensuite, le personnage se crée au fur et à mesure que j'écris sa voix, sa parole à lui-même. Parfois, ça ne marche pas. J'écris une demi-nouvelle et je me retrouve coinçée. ça foire. Je ne fais évidemment pas de plan. J'écris au fil de la plume et ensuite, je reprends beaucoup le texte, je corrige, je me pose des questions, je refais des passages. Mais jamais de plan avant de commencer à écrire." (Matricule des Anges n°129)

Dimanche 12.02 : Ecrire, c'est parfois comme un puzzle. J'ai des bouts de texte, enregistrés sur mon ordi, le document s'intitule " Deux brunes pour une blonde". Dans ma tête ça fait un tout, comme l'image sur le couvercle de la boite de puzzle, mais concrètement j'en suis encore à fouiller les pièces du bout des doigts!!!

 

22 août 2011

Fabeli, le retour!

Tiens! Tout juste un mois depuis mon dernier billet.

Ce que j'ai fait en un mois? Des choses diverses et variées comme...

Partir en Périgord une semaine en famille, courir après les oies, les cèpes et les hommes préhistoriques, accueillis par des gens formidables, là.

Lire (et aimer):

  • "Les déferlantes" de C. Gallay, avec mon paquet de mouchoir à la main. C'est beau, c'est romantique, c'est mystérieux...
  • "La Centrale", de E. Filhol, ça fait peur! C'est écrit dans un style original, phrases longues et complexes, un peu obscures parfois à l'image du sujet abordé : le nucléaire.
  • "Le roi, sa femme et le petit prince", de M. Villard : c'est triste à la fin mais qu'est-ce qu'on rigole avant!

Bosser sur les textes de mes camarades des Noires de Pau en prévision du prochain recueil à paraitre en octobre. Du coup, j'en ai profité pour écrire moi aussi une histoire sur le thème du voyage et ça commence comme ça :

-         Ça va, Isa ?

-         Non, ça ne va pas !

Qu’est-ce qui leur a pris, à mes parents, de venir dans ce coin perdu de l’Espagne pour crapahuter vingt kilomètres par jour sur un chemin, en plein soleil et dormir dans des refuges pourris ? Quinze dans un dortoir, ça ronfle et ça pue des pieds comme c’est pas permis ! Tout ça parce que, depuis le moyen âge, des milliers de dingues suivent le même chemin pour aller voir les restes d’un saint dans une église !

 

Maintenant, il s'agit de reprendre les bonnes habitudes,

à commencer par alimenter ce blog :-))


 

 

21 janvier 2011

Pour être honnête...

... en ce moment j'écris, mais pas forcément quelque chose à publier ici.
D'abord, je m'occupe de tenir le blog des Noires de Pau. Mine de rien, ça prend un peu de mon temps!

Et je travaille sur un projet de recueil collectif, toujours avec les mêmes Noires de Pau.

 Un joli projet qui demande un peu de boulot! Des recherches sur...Mais chut! Pour le moment on n'en parle pas encore...

Bon, pour ne pas vous laisser sans rien à vous mettre sous les yeux, je vous invite à faire un tour par, c'est un texte que j'ai bien aimé (j'aime bien ce que fait Emma en général!)

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L'atelier de Fabeli
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