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L'atelier de Fabeli
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L'atelier de Fabeli
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4 juin 2012

Carnet de la semaine du 28/05 au 03/06

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Lundi 28/05 : Quelques soucis de santé m'ont obligée à alléger mon activité professionnelle. Que faire de ce temps libre? Ecrire! Voilà 10 jours que je tente de venir à bout de mon projet de nouvelle grand format (env. 40000 signes) J'ai enfin la possibilité de rester 3 ou 4 h par jour devant mon texte, triturant les mots en tous sens, cartes, dictionnaires et documentation à portée de main.

Mardi 29/05 : Je ne parviens pas toujours à chasser les doutes qui se jettent parfois sur moi au détour d'une phrase mais cette possibilité qui m'est "offerte" de travailler de façon régulière et prolongée est très stimulante sur le plan intellectuel. Comme d'habitude, mes personnages m'accompagnent au fil de la journée, je note parfois quelques idées sur un post-it que je retrouverai plus tard.

Mercredi 30/05 : Je m'étais fixé une date butoir pour achever une première mouture: fin mai. Mission accomplie!  Maintenant, je passe en mode "plumeau" : effectuer un dépoussiérage pour ôter les incohérences de temps, de lieu etc. C'est que je n'ai pas l'habitude de travailler sur un texte aussi long. C'est tout bête, mais 20 pages à remonter ou à descendre pour vérifier un détail, c'est fatiguant!

Samedi 02/06 : Séance dédicace à Cultura. J'ai beaucoup de plaisir à retrouver l'équipe des conseillères de la librairie (oui, je vois surtout des filles!) La fréquentation est un peu faible cet après-midi, une chaleur lourde d'orage menaçant consigne les chalands à domicile. Je fais tout de même quelques rencontres très sympathiques. Ce soir, demain ou dans quelques jours, Michelle, Cathy, Nicole et d'autres iront faire un tour au marché!

Dimanche 03/06 : Après une petite matinée de boulot (le vrai, celui qui me paye!) et trois petits tours de ménage, je peux "m'enchaîner" à mon bureau à partir de16h. Je sens que ça vient, j'y suis presque, encore un petit effort... A 19h passées, je surgis dans la cuisine en dansant la gigue (bon, je boite beaucoup mais ça ressemble à une gigue vue de loin!) sous l'œil surpris puis amusé de Nounours Chéri.

19h30: ma fille et mon gendre arrivent, le diner de la fête des mères peut commencer!






 

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7 mai 2012

le tapis du salon

tapisPour ceux qui ne connaissent pas le style "Saumont", il y a de quoi être dérouté par ce "tapis"!

Pour ma part j'ai retrouvé avec plaisir l'univers intérieur de cette grande dame de la nouvelle. J'ai accepté de me laisser porter par ses mots assemblés en phrases parfois bousculées pour transcrire au plus juste l'état mental de ses personnages eux aussi bousculés par la vie.

Une fillette kidnappée jouant avec un scarabée prisonnier, un frère qui finira par garder pour lui seul la soeur tant aimée, une mère chipant le fiancé de sa fille... Comme toujours, Annie Saumont  s'attache à tisser de sa plume des portraits de gens simples saisis par des bouleversements décrits avec une grande humanité. L'auteure ne juge pas, elle nous donne seulement à voir, en quelques mots, les failles de l'âme humaine.

3 des 19 nouvelles s'intitulent "le tapis du salon", un tapis que l'on retrouve taché par le sang, la honte ou la haine.

Au fil de ses recueils, Annie Saumont offre à ses lecteurs cette même écriture dépouillée, dégagée de toute contrainte. Les mots sans corsets, les mots à même la peau.

 

18 septembre 2012

Ici, on aime

Ici- on aime Fabienne Rivayran

Ici, on aime

Recueil de nouvelles publié chez Emoticourt en septembre 2012

Présentation de l'éditeur : Ici, on aime, un recueil de nouvelles de Fabienne Rivayran où l'on se rencontre, se raconte, se touche, se désire, se rejoint et s'abandonne.

Extrait : "Il a voulu qu'on aille marcher au bord de l'eau. Tu vois ça? Dans le sable, les chaussures à la main. Lui, il avait enlevé ses chaussettes, roulées en boule dans ses mocassins. On dit mocassins, non ? Il n'y avait pas de lacets. Des pompes, quoi ! Des pompes de vieux. De toutes façons, il est vieux. Tu peux fumer. Ouvre la fenêtre. J'ai fini par enlever mes baskets et mes chaussettes. Avant, on a mangé dans un petit restaurant, près du marché. Partout dans la rue des gens avec des paniers. Juste en face du marché. Le nom du restaurant, c'est un prénom. Pierre, Paul ou Jean peut-être. Au bar, une tapée de types bruns et trapus, ça rigolait fort, certains parlaient en espagnol. A table, des couples, des vieux surtout, et nous. Remarque, on faisait un couple, nous aussi."

 

Format ePub ou PDF

 

prix 2,99€

 

A télécharger ici


17 mars 2012

Semaine du 12 au 18 mars

Lundi 12 : Nounours chéri est au tavail (le pauvre!), ma fille au lycée, et moi je bulle sur la grande Toile du Net. Il a toujours quelque chose à découvrir!

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Mardi 13: Du mardi au vendredi, dès 17h, je cale la fréquence du petit poste radio sur le "grand entretien" de François Busnel. Après, c'est une question de hasard. Soit la fréquentation du magasin est réduite et je pourrai écouter l'émission en grande partie, soit les clients affluent et je n'aurai que quelques bribes à saisir au vol. Et mon coeur est partagé entre la réussite commerciale de ma journée et le plaisir de suivre mon émission favorite!

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Mercredi 14: J'avoue, j'aime Facebook! Cette possibliité de créer une communauté virtuelle, d'échanger par messagerie instantannée avec des copines d'écriture qui sont aux 4 coins de France, c'est chouette!

Jeudi 16 :
15h/ Dans le cadre de mes activités aux Noires de Pau, j'accompagne une amie au lycée Louis Barthou. Nous assurons une séance de soutien à l'atelier d'écriture organisé par le lycée pour participer à notre concours de nouvelles. Le premier conseil que je donne (loin des oreilles des profs!), c'est d'oublier ce maudit passé simple si "casse gueule", pour utiliser un présent et un passé composé plus gérable pour cette jeunesse fâchée avec l'orthographe!

 17h30/ François Busnel : "Qu'est-ce qu'un bon livre?

Jean-Claude Zylberstein " C'est un livre dans lequel on rentre et qui rentre en vous"

Vendredi 17: Je retrouve "2 brunes pour une blonde", ce texte prévu pour être publié en recueil collectif en mai. Il est passé au crible du comité de lecture, à moi de travailler sur les corrections suggerées. Il s'agit de revoir la fin, pas assez noire. Alors on va noircir!

 Samedi 17: Une inauguration au musée du château de Pau, j'assure le cocktail qui suit, petits fours et Jurançon. Mais le ministre de la culture, venu pour l'occasion, n'a pas le temps de rester au buffet, il file reprendre son avion pour rejoindre la capitale. Je ne verrai pas Frédéric!

20 septembre 2012

Saumont, avec un T

 

C'était un soir d'avril. Un reste de jour dehors et nous, dedans, "écrivants" courbés sur nos cahiers pour obéir à la consigne d'écriture : la contrainte du prisonnier, ce jeu inspiré par l'Oulipo : Ecrire un texte en utilisant seulement les lettres qui n'ont ni hampe ni jambe. Adieu les b, d f, g, et autres p... "une souris mauve sur un mur si noir, un rêve irisé sur une mer sereine, une rose carmin sur ma veine si crue". Sur mon cahier. Sur les autres, pas les mêmes mots, chacun les siens et à la fin, on lit, à tour de rôle, on rit, tous ensemble. Après on a juste le temps de ranger les cahiers, les stylos, la récréation est finie, rentrer à la maison, le dîner, les enfants, un mari. Un souffle de conversation volète au-dessus de la table, quelques mots, "Oui, oui, il faut lire Annie Saumont. Je suis pas un camion, je l'ai lu, d'autres aussi" ...

- Comment tu dis?

- Saumont. Annie Saumont.

- C’est quoi ?

- Des nouvelles.

- Saumont, comme le saumon?

- Avec un T.

Avril 2008, un soir, j'ai écrit Saumont tout en haut de ma page, par dessus les mots sans hampe ni jambage. Saumont, ça ne marche pas. A cause du T, justement.

C'est rien, ça va passer. Ils avaient celui-là, à la médiathèque. J'ai ouvert le livre et j'ai plongé. Pas noyée, non, juste baignée. Dans un drôle de bain de mots, des mots pas comme il faut, des phrases pas belles, pas bien faites, pas des "comme tu écris bien!". Mais les mots pour les dire, les maux. Les maux d'une fille, ou d'un garçon, d'un enfant, d'un parent, les mots de tous mais de chacun. Portée par les mots, flottée. J'ai lu le livre deux fois, pour être sûre. Sûre qu'on pouvait écrire comme ça. On pouvait. Pas au goût de tous, sans doute, mais on pouvait.

Ça faisait juste 9 mois que j'avais le droit d'écrire. Donné par moi, à moi. A batailler une fois par semaine pour me défaire de la colle du quotidien et rejoindre ma place autour de la table, sortir cahier, stylo, attendre la consigne et me jeter à l'eau. Juste 9 mois que je tâtonnais au fil des séances, trop heureuse de me perdre 2 heures par semaine dans l'antre de l'atelier. 9 mois pour découvrir qu'on pouvait écrire comme ça.

Printemps 2008, pour quelques histoires de Saumont, Annie Saumont, j'ai su que c'était le bon, le chemin.

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14 septembre 2010

Loin d'eux

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Lorsque Luc est parti, ses parents, Jean et Marthe, ont pensé que c’était mieux pour eux trois. Gilbert et Geneviève, son oncle et sa tante, eux aussi ils y ont cru. Mais pas Céline, sa cousine.

Elle, c’est la seule qui n’a pas été surprise, la seule à avoir craint que ce qui en Luc les menaçait tous finisse par s’abattre sur eux.

C'est le premier roman de Laurent Mauvignier et dès la première page je retrouve cette écriture si particulière qui m'avait surprise dans "Des hommes" paru l'année dernière. Surprise mais séduite!
Phrases rallongée, tortueuses, déstructurées, qui rendent si bien compte de l'état mental des personnages.
Tout la famille évoque en silence, à tour de rôle, la mort de Luc. Le père, la mère, l'oncle et la tante , et la cousine, Céline, si proche et qui pourtant n'a rien pu empêcher puisqu'elle était si loin de lui,. Lui, parti à Paris, parce que c'est à Paris que l'on part quand on n'en peut plus de cette vie de province étriquée, calculée, remâchée.
Tous ruminent mentalement sous la plume de l'auteur, avec, en filigrane, ce POURQUOI écrit à l'encre du chagrin.
Pourquoi n'ont-ils pas su faire ou ne pas faire les mots, les gestes, ceux qui l'auraient tenu en vie, avec eux.

"Loin d'eux", c'est l'histoire d'un drame ordinaire sur le fossé creusé  entre ces petites gens de province, ceux qui ont démarré le boulot à 15 ans à l'usine, et la suivante, celle qui cherche d'abord à vivre. Et vivre,, c'est partir loin d'eux, dans un ailleurs où tout peut s'inventer, comme un écran de cinéma vierge. Vivre,  c'est parfois aussi mourir.
J'ai apprécié la simplicité et la grande humanité de ce court roman dans lequel Mauvignier enchaîne les monologues intérieurs de façon magistrale. On est dans leur tête, à tous, et on finit par se dire que nous, on fera tout pour ne pas en arriver là. Trouver les mots...

Le début...
« C’est pas comme un bijou mais ça se porte aussi, un secret. Du moins, lui, c’était marqué sur le front qu’il portait une histoire qu’il n’a jamais dite. Ou bien, s’il l’a dite, c’est à mi-teinte à travers des formules à lui, tout en mystères quand pour seule vérité il a laissé, griffonné dans sa chambre, sur un post-it, un bout de phrase écrit au stylo à bille noir mais dont l’encre était complètement foutue. »


14 février 2011

L’homme de Kaboul

kaboul_1

Cédric Bannel
A paraitre le 3 mars aux éditions Robert Laffont

Canalblog
m’a proposé de participer à un concours pour gagner un bon d’achat chez Robert Laffont. Il s’agissait de lire en avant première le dernier roman de Cédric Bannel…patron de Canalblog !

En bref, il s’agit de faire du buzz, de ramdam, de la rumeur, quoi !
Nous partîmes 120, combien arrivèrent ?
Moi, en tout cas, je suis arrivée au bout du bonhomme de Kaboul.
La vérité, rien que la vérité ? Ce genre de thriller politico-policier, ce n’est pas ma tasse de thé habituelle. Mais je suis une fille de parole, cochon qui s’en dédit !
Donc j’ai lu.

Ça commence comme ça :

-A quoi pensais-tu en appuyant sur la détente ? demanda Oussama
-A appuyer sur la détente.

Là, déjà, dans le début, vous avez un aperçu d’une partie de la situation. Ils sont un bon nombre, au fil des pages, à ne pas penser à grand chose en appuyant sur la détente. N’oubliez pas le gilet pare-balles, ça canarde sec chez Bannel.
Kalachnikov, fusil d’assaut, lance roquette, Beretta, GSH18… Et nous en sommes seulement à la page 15 ! ! !
Vous ai-je dit que la plus grande partie de l’action se déroule à Kaboul ? Ceci explique sans doute cela.

Kaboul, capitale de l’Afghanistan, presque 3 millions d’habitants, ses grands hôtels de luxe, ses souks, ses ruines de guerre, ses chantiers de reconstruction, ses attentas suicides, ses soldats à tous les carrefours, ses terroristes…
Une ville où il doit faire bon vivre, sûrement. Une ville qui ne demande qu’à renaître de ses cendres, à se reconstruire, une ville grouillante d’activités humaines.
A Kaboul comme ailleurs, on aime, on rit, on meurt… et certains, justement, aimeraient bien qu’on meure un peu moins à Kaboul, surtout bêtement, à cause d’un petit malin qui s’équipe d’explosifs comme d’autres se parent de bijoux et s’en va faire un tour dans la foule bien dense d’un marché, d’un bar, d’un autobus.
Oussama Kandar fait partie de ceux-là (non, pas ceux qui s’envolent au paradis en miette, ceux qui cherchent à rendre Kaboul vivable)

Oussama, on le classe tout de suite du côté des gentils. Bon flic, bon mari, bon soldat, bon musulman. Et modeste avec ça ! Le type qu’on rêve d’avoir comme voisin. Il essaie de rester gentil malgré un environnement peu propice à la bienveillance. Corruption, délation, passe-droit, abus de pouvoir, arrestations arbitraires, tortures, obscurantisme...
Bienvenue à Kaboul !

Il faut toute la grandeur d’âme et la sincérité d’un héros pour résister encore et toujours à l’horreur quotidienne. Mais il y croit, Oussama ! Il veut croire que son pays saura vaincre la bêtise humaine et se redresser, fier et libre. Alors il se bat chaque jour, avec l’aide de ses amis et de son dieu, pour éloigner le spectre du retour des Talibans. Et on veut y croire avec lui (la lecture de ce livre avait d’ailleurs une résonance bien particulière avec les articles de journaux qui suivent de près l’actualité en Tunisie et en Egypte)

 Je ne vous parlerai pas de l’intrigue tissée par l’auteur autour de « l’homme de Kaboul » C’est une intrigue bien ficelée, avec son lot de mystères, d’enquêtes rebondissantes, de poursuites haletantes (et mitraillantes !), de découvertes exaltantes.
Je ne vous parlerai pas de l’imbroglio politique qui justifie cette intrigue. C’est un imbroglio bien ficelé, avec ses politiciens véreux, ses espions secrets, ses ressorts cachés, ses magouilles financières qui jonglent avec l’argent public sous le nez de  « naïfs » chefs d’états.

Moi, je vous parlerai juste d’une ville en devenir, dans un pays qui ne veut pas s’avouer vaincu. Un pays meurtri mais vivant et bien décidé à le rester.
Oussama Kandar, mollah Bakir, Malalaï et son réseau de femmes… Ce sont des personnages de fiction, mis en scène selon la volonté littéraire d’un auteur. Mais en me donnant envie de lire jusqu’au bout son histoire, Cédric Bannel m’a convaincue qu’il existe aujourd’hui des hommes et des femmes qui ressemblent à ses héros. Des hommes et des femmes de chair et de sang qui doutent, qui tâtonnent, qui agissent, cherchant une voie vers la liberté dans un pays qui n’a rien de fictif.


Fabienne Rivayran 14.02.11

Vous voulez un résumé précis de l'intrigue? C'est


20 décembre 2010

Accueillir les mots...


"Ecrire est un acte d'hospitalité,
c'est accueillir quelque chose qui vient du dehors..."
(Christian Bobin)

Mon problème en ce moment, c'est que je suis peu disponible
(soucis de santé, grosse période de travail et puis ci et puis ça)
alors évidemment, l'acte d'hospitalité, j'ai un peu de mal à l'accomplir.

"Ce que tu peux changer, change-le,
ce que tu ne peux changer, accepte-le"
(qui a dit ça?)

Ce manque de disponibilité pour accueillir les mots, je ne peux le changer, donc je l'accepte en me disant que le temps reviendra, ce temps qui se dérobe et devient glissant comme un savon facétieux!

Je sais qu'une fois passée la frénésie des fêtes, je retrouverai le chemin qui mène à ma table d'écriture et, peut-être, pourrais-je alors accueillir les mots qui viennent du dehors...

Je vous souhaite de passer une bonne fin d'année, 
dans la douceur et le partage.

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4 avril 2012

L'Urgence et la Patience

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Je suis abonnée à la revue "Lire". Je lis aussi de temps en temps "Le magazine littéraire" mais je ne paye pas pour ça. Je l'emprunte à la médiathèque. Parce que dans celui-ci, je ne comprends pas tout, c'est un magasine intellectuel (pour moi). Alors, ça m'ennuie un peu de payer.

Dans "Lire", ça va, j'arrive à suivre. Avec plaisir, même.

Je commence par le début, l'édito de François Busnel. J'aime bien François Busnel, je crois l'avoir déjà dit.

Ensuite je passe à la chronique de Frédéric Beigbeder. J'avoue, je n'ai jamais lu un livre de Beigbeder. Au début, je n'aimais pas le personnage, trop superficiel et décalé pour moi. Et le peu de pages feuilletées par-ci par-là ne me donnait pas envie d'approfondir.

Mais je dois reconnaître que ses chroniques me font souvent sourire. Cette fois-ci, dans le numéro d'avril, il brode autour du dernier livre de Jean Philippe Toussaint, "l'urgence et la patience".

Extraits :

D'un côté, il faut une urgence... On écrit comme on tombe amoureux : un livre s'impose à soi... On aurait peut-être aimé écrire autre chose... on avait une meilleure idée... Il [l'écrivain] n'a qu'un livre à écrire, celui qui sort de son ventre."

"...La patience. Pour bien écrire il faut savoir attendre... On imagine souvent l'écrivain au travail comme un glandeur inquiet de se faire poser un lapin par les Muses : c'est exactement ça... Ecrire suppose du temps, de l'ennui, du silence, de la solitude... Ecrire, c'est aussi se retenir d'écrire."

"... quelle angoisse épouvantable. Rendez-vous compte : un écrivain est un dingue qui doit travailler sans travailler, un fou qui doit agir à la fois vite et lentement..."

"Aujourd'hui, moi...j'attends l'urgence. Merci à Toussaint de me fournir une bonne excuse... Sachez qu'un romancier affreux, sale et méchant, allongé sur une banquette à quatre heures du matin est avant tout quelqu'un d'extrêmement patient."

 

 

12 mars 2012

Ecrire à l'oeil

J'aime écrire d'après un support visuel. Photo, carte postale, peinture...

Le goût m'en a été donné par Coumarine et ses "Paroles Plurielles". Ce blog proposait un atelier d'écriture en ligne, j'y ai laissé mes premiers mots virtuels. Depuis, le site a fermé mais la voix de Coumarine est toujours là, fidèle.

La consigne d'écriture se composait d'une phrase (à utiliser en incipit ou à inclure dans le texte) et d'une photo.

La première fois que j'ai participé, il s'agissait de cette photo

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et de cet incipit :"L’horloge indique vingt deux heures trente mais elle est en avance"

C'était il y a plus de 4 ans, mes premiers pas dans l'écriture à ciel ouvert! J'acceptais de sortir mes mots du cocon rassurant de mes cahiers pour les exposer à des lecteurs inconnus!

L'expérience fut positive puisque dans les semaines qui suivirent je m'inscrivais à un atelier d'écriture bien réel, celui-là, à quelques kilomètres de chez moi.

Depuis, je continue à écrire sur photo. Lorsque j'ai travaillé sur mon recueil de nouvelles "au cours du marché", je suis allée prendre des photos aux halles de Pau, de façon à disposer d'une réserve visuelle.

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Quelle sera la prochaine image
qui viendra chatouiller mon imagination?

26 février 2012

Semaine du 20 au 26 février

Une semaine sous le signe de la détente. Ma nouvelle est terminée, les premiers retours de lecture sont plutôt positifs. Juste quelques bricoles à revoir pour la fin, sur les conseils de mes camarades d'écriture. Et puis aussi l'incipit, qui me chagrine depuis le début.

Je fais les retouches nécessaires mercredi, jeudi et vendredi puis j'envoie au comité de lecture de notre assosciation. L'avis de ces "doux dragons" est important, ce sont des lecteurs avertis parce qu'auteurs eux-mêmes, je compte sur leur regard de "pros" pour m'aider à relever les dernières incohérences ou maladresses.

Je sais qu'il y aura encore un peu de boulot sur ce texte mais je sais aussi que le plus gros est fait. J'ai enfin l'esprit libre, je peux me remettre à lire! J'entame mardi soir "une pièce montée", de Blandine Le Callet. Et je l'achève jeudi soir. C'est un régal!

Samedi, je déguste le dossier spécial Annie Saumont dans le numéro de janvier du "Matricule des Anges" emprunté à la médiathèque. J'ai pris aussi un recueil de nouvelles d'auteurs brésiliens et un autre de Kenneth Cook, "le koala tueur". Connaissez-vous cet écrivain australien? Ses histoires situées dans le buch sont à mourir de rire!

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8 mai 2011

Ligne d'arrivée en vue!

J'ai travaillé depuis le début de l'année sur 2 projets d'écriture bien différents.

Le premier, que j'ai évoqué récemment dans quelques billets ("Absence"), est achevé.

Il s'agit d'un recueil de nouvelles écrit et publié par LES NOIRES DE PAU.

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10 auteurs pour 10 nouvelles
qui vont faire du bruit!

Avec mes camarades des NOIRES DE PAU nous présenterons ce recueil lors des 2 weeks end consacrés aux courses automobiles sur le circuit de Pau.

La réalisation de ce recueil représente une belle aventure collective!
Conception, écriture, couverture, promotion...C'est vraiment passionnant de suivre la réalisation d'un ouvrage du début à la fin.

 

Quant au second projet, c'est une aventure plus ... personnelle. Je vous donne rendez-vous dans quelques jours pour en savoir davantage.

En attendant, préparez votre panier!


27 avril 2011

Absence 3

J'ai la voiture et le pilote. J'ai la trame de mon histoire bien calée dans ma tête. Maintenant il va falloir la mettre en mots.

J'écris. Première version au stylo sur mon carnet, comme toujours. Ensuite je transpose le tout sur le PC. 1ère version. 2ème version. 3ème version. 4ème, 5ème 6ème... Faire et défaire, toujours recommencer!

Ce qui me manque à présent ce sont des petits détails pour faire plus vrai. La météo, les dates, des noms de lieu, de pilotes qui ont réellement fait la course...

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Tout ça, je vais le trouver aux archives départementales, nouvellement installées dans l'ancienne usine de tramway. Un bâtiment de pierre et de verre entièrement rénové.
Chut! Il faut faire silence, remplir un questionnaire puis patienter... Une dame revient avec un chariot chargé de grands coffrets de cartons. Dans chaque coffret des exemplaires du journal local. Ma demande concernait le mois d'avril 1962.

Je feuillette avec soin les grandes pages fragiles. Voyage dans le temps, presque 50 ans en arrière. Je n'étais même pas née!!! Je découvre ma ville dans ces années-là. Actualité locale, nationale, internationale. Je réalise soudain que l'on parle beaucoup des événements d'Algérie. Cette année-là, mes parents sont rentrés en France, comme on dit pudiquement. Ils se sont installés à Pau, à deux pas de ce circuit que je suis en train d'étudier à la loupe. Coincidence?

La récolte est excellente, je repars avec mon carnet de note bien rempli. Classement, météo, potins du circuit, fréquentation... Je ne sais pas encore ce qui me sera utile mais je suis ravie de cette visite aux archives!

 

9 avril 2011

Réflexion

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Je cherche à me reconnaître. Je trouve qu’en deux ans j’ai changé. Dans le miroir, mon image s’est modifiée. Je cherche les transformations. Cheveux grisonnants, peau ramollie, hanches épaissies. Démarche plus lente, ça bloque, ça boite, ça coince.

Je cherche à quoi j’ai dû renoncer. Je le sais très bien. J’ai renoncé à certains rêves. Je ne les ai pas détruits, je les ai enfermés au plus profond de moi. A l’abri de l’air qui oxyde, à l’abri des regards qui trahissent.

Maintenant, j’avance avec cette boule de rêves intégrée dans mes entrailles, je continue ma route.

 

© Fabeli 2011

25 juin 2012

Ce que je lis...

Quand j'écris, je ne lis pas. Ma tête tout entière occupée par le texte en cours d'écriture. Le soir, juste une grille de mots croisés pour glisser vers le sommeil.

Alors, quand j'ai fini d'écrire, je me remets à lire avec appétit! Je me goinfre en perspective de la prochaine séance de privation!!!

Donc, depuis 2 semaines, j'ai lu et aimé :

 

 

9782362240195

"Canisses" de Marcus Malte (2012 éditions In8)

La 1ère phrase : "Lui, sa femme, est vivante"

C'est l'histoire d'un mec qui mate ses voisins à travers les canisses qui clôturent son jardin. Il mate à mort. Il n'a plus que ça à faire, sa femme vient de mourir d'un cancer, ses gosses sont à l'école et lui en congé maladie.

Au fil d'une écriture sèche, sans fioriture, juste ce qu'il faut de ressassements pour transcrire les ruminations mentale de son narrateur, Marcus Malte entraine le lecteur à l'affût derrière les canisses. Sur le thème "pourquoi ça m'arrive à moi et pas aux autres", il tisse un court roman autour du basculement d'un homme ordinaire. Avant, tout allait bien, après rien n'est plus pareil et dans la tête du narrateur la réalité se déforme au prisme du chagrin.

 

 

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"Les corps fermés" de Mathieu Simonet (Editions Emoticourt mai 2012)

La 1ère phrase : "J'avais quatorze ans et je n'aimais pas être seul"

Ce court roman est publié en numérique par une toute nouvelle maison d’édition spécialisée dans le format court, "Emoticourt".

L'auteur aborde sous le voile de l'auto fiction l'éveil d'un adolescent à son homosexualité. Une narration chronologique qui couvre la fin du collège et les années lycée. Ecriture moderne, simple, phrases courtes, vocabulaire parfois cru mais jamais vulgaire. Le narrateur raconte son parcours intime sans emphase, mais avec une pointe d'exaltation, celle de la jeunesse.


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"La vie domino" d'Azouz Begag (Editions Emoticourt mars 2012)

La 1ère phrase : "Soudain, il pleut."

Un autre ouvrage publié par Emoticourt, à la fois au format numérique et papier.

Pour se mettre à l'abri d'une averse soudaine et violente, le narrateur pousse la porte du café du soleil, dans le quartier de la place du Pont, à Paris. L'auteur, dans une langue animée et colorée nous fait partager cette halte au comptoir de "maitre Mohamed". Une galerie de portraits tendres et drôles : le vieux chibani spécialiste en météo, le patron du café, les joueurs de domino qui jouent leurs vies en noir et blanc. Cette nouvelle m'a donné envie de lire l'un des succès de l'auteur, le Gone du Chaâba.


 

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"L'Adversaire" Emmanuel Carrère (Editions Plon 2000)

Les 2 premières phrases : "Le matin du samedi 9 janvier 1993, pendant que Jean Claude Romand tuait sa femme et ses enfants, j'assistais avec les miens à une réunion pédagogique à l'école de Gabriel, notre fils aîné. Nous sommes ensuite allés déjeuner chez mes parents et Romand chez les siens, qu'il a tués après le repas"

L'affaire Romand. Cet homme qui a menti pendant 20 ans à tout le monde, famille, amis. Une vie bâtie sur du vide, sur du rien. Non, Romand n'était pas médecin chercheur à l'OMS. Il n'était même pas médecin du tout. Non il n'avait pas les moyens d'entretenir une famille. Il utilisait l'argent détourné auprès de ses parents et amis. Il a marché sur le fil pendant 20 ans. Puis, le fil s'est rompu. Interpellé par ce drame, Carrère se pose la question de savoir ce qui se passait dans la tête de Romand pendant les heures qu'il passait seul, ces heures où il était censé être dans son bureau de chercheur, en voyage, en séminaire. Et pour comprendre, l'auteur ne voit qu'une solution : poser la question directement à l'intéressé. S'ensuit une correspondance qui va permettre à Emmanuel Carrère de retranscrire dans une langue sobre et soignée ce qu'il saisit de cette dramatique histoire.

J'ai beaucoup aimé ce livre très digne et humain dont le héros me rappelle tant les héros des romans noirs de Simenon, ces hommes si forts au dehors et si faibles en dedans. Ces histoires de vies qui paraissent normales jusqu'au jour où elles explosent violemment, ne laissant que débris et cendres.

 



21 janvier 2012

continuer à écrire

Les commentaires reçus sur le billet précédent, ainsi qu'une discussion que j'ai eu hier avec une autre amie de plume (j'ai vraiment beaucoup de chance de vous avoir tous autour de moi, amis réels et virtuels!) me conduisent à penser que je dois accepter un nouveau mode de fonctionnement dans mon écriture.

Je ne parviens plus à produire des textes courts, légers ou pas, propres à être publiés sur ce blog, par exemple. Je ressens également de la difficulté à écrire pour des concours sur un thème imposé qui ne m'emballe pas vraiment.

Ce qui me convient depuis quelques temps, c'est de travailler sur un terme plus long, sur un texte qui requiert un travail de recherches et de documentation que je trouve passionnant.

J'ai accepté de travailler par exemple au prochain recueil collectif édité par les Noires de Pau (j'en parlerai plus tard en détail)
Le thème général est imposé (sport automobile à Pau) et chaque auteur s'est vu attribuer une photo pour stimuler son imagination. A chacun ensuite d'écrire son histoire en choisissant le thème qui lui convient. Pour ma part (inspirée par la fameuse photo!) j'ai choisi le thème de la prostitution des étudiante (et étudiants!) Donc me voilà plongée dans la collecte de témoignages et d'articles de presse sur ce sujet difficile. Je me documente également sur la course automobile, l'ambiance sur un circuit actuel, les modèles de voitures... Tout cela est passionnant! Et là, je vous assure que je retrouve le goût d'écrire!

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Voilà un p'tit bout de ma photo!

Et si vous avez des témoignages à partager sur le thème de la prostitution des étudiants, n'hésitez pas à m'écrire.

15 août 2010

Elle fait des galettes...

...c'est toute sa vie

De Karine Fougeray

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Aux éditions Delphine Montalant

Recueil de 14 nouvelles assez courtes, instants de vie croqués autour du bord de mer, quelque part en Bretagne.

Justement, j'ai lu ce livre pendant mon séjour à Capbreton, accompagnée des senteurs marines et du cri des mouettes, j'étais dans l'ambiance!!!

J'ai bien aimé ces nouvelles parfois tendres (Elle fait des galette... Comment ne pas perdre la tête), parfois grinçantes (un amour de crustacé, A la pêche)

Certains personnages sont  justes esquissés, comme dans une aquarelle, mais pourtant on saisit l'ensemble dans son harmonie.

19 décembre 2011

Du papier sous le sapin

PC190049C'est bientôt noël, vous arpentez encore les allées des boutiques à la recherche des derniers cadeaux.

Que faut-il donc offrir pour faire plaisir?

Des gadgets technologiques démodés dans 6 mois?

Des bons d'achats impersonnels?

Des vêtements sans connaitre la bonne taille?

Ne vous tracassez plus!

Le cadeau idéal existe:

peu encombrant (fini les colis intransportables)

d'un prix raisonnable (c'est la crise pour tout le monde)

à commander d'un clic (économosez du carburant)

exsite en plusieurs tailles et couleurs (il y en a pour tous les goûts)

facile à emballer (Ah! Ce n'est pas négligeable, n'est-ce pas?)


OSEZ OFFRIR UN LIVRE!!!

logojfe

 

 

1 décembre 2011

Emplettes littéraires

Finalement, j'ai été bien plus raisonnable que je ne le pensais. Je n'ai acheté que 8 ouvrages au salon du livre de Pau!

54932711"Dernière station", un polar dont l'action se déroule à Paris, dédicacé par son auteur, ça, c'est pour ma soeur.

"Ombres", une biscouette* réalisée par des fans de rugby, dont mes camarades Jean Paul et Yves, ça c'est pour mon beau frère, amateur de ballon ovale.


9782290007587 3 exemplaires de ce livre de Catherine Laborde sur les joie de la cinquantaine, ça, c'est pour celles qui y sont déjà!!!


cou72bLe numéro 72 de la revue "Le Festin", consacré à la gastronomie, ça, c'est pour Nounours chéri.


Oui, je sais, j'ai beaucoup pensé aux autres en faisant mes achats,

ça me donnait bonne conscience. Mais je ne me suis pas oubliée!

Lecharde-du-silence"L'écharde du silence", très gentiment dédicacé par son auteure, Frédérique Martin, ça, c'est pour moi (je suis entrain de le lire, j'en parlerai plus tard)

41CtjyNAc5L"Histoires du pied et autres fantaisies" de JMG Le Clézio, ça c'est pour moi aussi, parce que je commence à m'attacher à cet auteur.


Et puis je vais lire les livres prévus en cadeau avant de les offrir,

mais chut! Il ne faut pas le dire!!!

 

Biscouette (rugby): Petite passe peu académique ou originale. 

22 novembre 2011

3 jours au salon!

Vendredi, samedi et dimanche,

je serai un peu au boulot (le matin)

et beaucoup au salon (l'après-midi)

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Je vais retrouver mes camarades des Noires de Pau pour 3 jours de folie à la rencontre des passionnés de littérature!

Il y aura des auteurs (et des bons!), des lecteurs (beaucoup!), de la musique (bonne), des petits fours (un peu), du café noir, des fous rires et des livres à foison!!!

La marraine du salon est cette année Camille Laurens (excusez du peu!) et Sorj Chalandon est attendu sur le stand de la librairie Tonnet!

Samedi, je prendrai le temps d'aller écouter la lecture musicale proposée par Frédérique Martin, dont je fréquente le blog.

Le détail du programme c'est par ici  "Pau fête le livre"

 

7 novembre 2011

La muette

la muette 1

La première phrase..."Au moins de septembre, j'ai reçu, à mon domicile, une lettre provenant d'Iran"

Ce court roman raconte sous la forme d'un journal intime, l'histoire de Fatemeh, 15 ans, qui va bientôt être pendue.

Ce journal est pour elle le moyen de ne pas perdre le fil de sa courte existence. Avec la vivacité et la fraicheur de son âge, elle raconte la prison, la peur, le soutien timide de son jeune gardien.
Elle raconte sa famille, le quartier populaire dans lequel elle a vécu, elle raconte son quotidien, l'école, la rue bruyante, les cancans des femmes, la peur des mollahs. Elle raconte "la Muette", sa tante, si belle, si libre malgré son silence, et sa mère, modèle d'obéissance aux lois islamiques.
Elle raconte encore son père, tiraillé entre l'amour qu'il porte à sa soeur (la Muette) et à sa fille, et sa peur de la Loi.

Fatemeh raconte enfin comment, en Iran, aujourd'hui, l'amour réciproque entre un homme et une femme peut les conduire à la mort. Comment, en Iran, aujourd'hui, on marie de force une fille de quinze pour la faire taire. Comment, en Iran, demain, Fatemeh sera pendue pour avoir refusé de continuer à être  enfermée et violée par son mari.

Ce livre est un cri d'amour et de révolte qui m'a profondément remuée. Au-delà de la fiction, on ne voit qu'une terrible réalité vécue par des millions de femmes aujourd'hui.

Ici, chez Liliba, une note de lecture très complète sur La Muette.


30 octobre 2011

Portrait de la nouvelle

ondongo-quatre-hommes-fatigues-vig
Quatre hommes fatigués

(Nicolas Ondongo)
gravure sur cuivre
1955

J'aime écrire des nouvelles (oui, je sais, ce n'est pas un scoop!). J'aime aussi parler des techniques d'écriture de la nouvelle. Mais quand je trouve une personne qui dit aussi bien ce que je pense sur le sujet, je me tais et j'écoute...


" LA NOUVELLE OU LE VISAGE AFFUTE DE L'HOMME EN FORME"
(Jean Noël Blanc)

"La nouvelle est un texte bref (...) La brièveté est affaire de nerfs, et de muscles exacts. Rien à voir avec ces exercices de musculation auxquels condamnent les 500 pages d'un "best-seller" pour l'été, où la rédaction est à l'écriture ce que le culturisme est à la culture.

La nouvelle est un genre plus sportif : elle a le visage affûté de l'homme en forme comme on dit dans L'Equipe (...)

Pour certains elle s'apparente à la gymnastique au sol : tous les mouvements, enclos dans un temps limité, trouvent leur sens et leur aboutissement dans la perfection de la sortie. La beauté de la chute y mesure la valeur de l'ensemble du travail.

Parfois la chute est une pirouette.

Parfois elle a plus de gravité : quelque chose s'y brise.

Je préfère pour ma part une autre métaphore : modestie des moyens, économie des gestes, vigueur du trait, justesse du tracé - la vivacité de la nouvelle est celle du croquis.

Une touche de couleur, une indication de ligne, la trajectoire d'un mouvement qui se dessine, l'énoncé d'une attitude prise d'un trait, le caractère enlevé d'une esquisse, et tout est dit. Le geste effaré est retenu, l'émotion est saisie : il y a du saisissement dans l'art de la nouvelle.

Elle tient du dessin, quand le roman tient de la peinture.

Dire le moins pour suggérer le plus.

Rien de plus difficile que cette épargne.

D'abord, il faut savoir cadrer. C'est-à-dire éliminer. Le cadrage se définit d'abord par ce qu'il écarte du champ de vision (...)

La nouvelle est un genre éminemment technique.

Sa peur n'est donc pas celle de la page blanche. C'est bien plutôt le vertige de la page déjà noircie.

Écrire d'abord. Puis supprimer. Condenser. Réécrire. Gommer. Corriger l'excès. S'arrêter quand il n'y a plus rien à ôter.

Il reste toujours quelque chose en trop. Horreur de relire une nouvelle quand elle est imprimée : tant de lourdeurs, tant de verbiage, tant de graisse.

Par crainte d'être bavard, gratter la phrase : viser  l'os (...) Lorsque c'est réussi, le texte a la clarté d'une gravure sur cuivre : la franchise, la précision et l'audace d'un premier jet, sans qu'y apparaisse le moindre repentir.

Le trait mord.

Alors la pointe sèche évite la sècheresse. Un rêve passe, l'émotion s'y fait entendre, en sourdine. Point d'autre secret que la morsure du trait.

 (...) L'idéal : que le texte de la nouvelle se mette à travailler le lecteur, insidieusement. C'est-à-dire que le texte travaille, et reste en bouche longtemps après la lecture. Que, malgré le mot "fin", on ne l'oublie pas, à la fin."


 

Je ne connais pas cet auteur (j'ai trouvé son site par la magie des "lianes" d'internet) mais je sens que je vais m'y intéresser dans les prochains jours...

 

14 octobre 2011

J'aime les salons!

Je ne sais pas chez vous mais chez moi (Pau et sa région) l'automne est synomyme de salon du livre.

Dans le cadre des mes activités au sein des Noires de Pau, il est d'usage que je fasse salon!!!

Après avoir fait un "Aller retour dans le Noir" il y a 15 jours, je suis allée dimanche dernier aux journées du livre d'Orthez. Et ce dimanche, je serai aux Frissons de Bordères, salon du livre jeunesse très bien fréquenté.

affiche-2011jpeg

J'aime les salons du livre! J'aime accrocher le regard du chaland, le voir s'approcher de notre stand, effleurer les couvertures en écoutant mes arguments chocs!
J'aime ces échanges autour du livre, de l'écriture. Comme par exemple avec cette petite mamie de 91 ans, dimanche dernier. Après avoir discuté du précédent recueil qu'elle a lu, elle choisi comme "Les Noires...d'un mur à l'autre". Je passe le livre à mon voisin Jean Claude qui a signé l'une des nouvelles pour qu'il lui fasse une dédicace. Tout en bavardant, Simone (la petite dame de 91 ans) me glisse que c'est justement aujourd'hui son anniversaire. Alors je fais le tour de la table et je vais l'embrasser, tout simplement! Et notre Simone est repartie toute contente avec son livre, dédicacé par jean Claude qui n'a pas manqué de lui souhaiter lui aussi un bon anniversaire par écrit!

Voilà pourquoi j'aime les salons du livre!

 

27 septembre 2011

J'en ai rêvé...

sologo l'a fait!!!

Le 15 septembre je faisais un rêve et 8 jours plus tard, ce rêve devenait réalité*! Comme quoi, faut toujours croire à ses rêves :-)

Finalement ce ne fut pas une femme mais un homme. Il se s'appelait pas François mais Jean-Jacques. Un grand gaillard un peu sec, aux tempes dégarnies par l'expérience. Une voix fine, posée et le regard doux derrière ses lunettes. Pas le genre de type qui s'énerve pour un rien. Il egrénait ses questions et écoutait mes réponses en noircissant son bloc-note d'une écriture rapide, en lignes sinueuses, impossibles à relire sauf pour lui. Comme je lui en faisais la remarque en souriant, il a répondu que "les notes, c'est juste un support. L'article, il est en train de s'écrire là" et il touchait son front d'un doigt ferme. Il avait vraiment lu mon recueil et paraissait curieux de comprendre.
Quel est votre parcours? Depuis quand écrivez-vous? Pourquoi le marché? Pourquoi ces personnages? Comment construisez-vous vos histoires?

Ses questions, mes réponses et au final, ceci :faby halles de pau Sud ouestPhoto JJ Nicomette

 

* Suite aux contacts pris par mon éditeur avec la presse locale, j'ai obtenu un rendez-vous mercredi 21 septembre avec le responsable culture du journal Sud-ouest à Pau, monsieur Jean Jacques Nicomette.

22 juillet 2011

Vacance d'été...

Vacance : Etymologie : Vacance du latin vacare, être vide, être inoccupé, être sans.

La vacance est la période pendant laquelle un poste, une charge, une fonction ou un bien reste vacant, c'est-à-dire se trouve momentanément dépourvu de titulaire, inoccupé ou vide.
C'est aussi l'état ou le caractère de ce qui est vacant, disponible.
Synonymes : disponibilité, vacuité, vide.

La vacance peut être consécutive à un décès, à une démission, à un changement de fonction, à une incapacité physique ou intellectuelle...

NON NON NON! Rassurez-vous! Aucune mauvaise nouvelle à vous apprendre, je vais bien, très bien, je suis seulement en ....vacances! Donc ce blog restera vacant jusqu'à ce que je prenne la décision de le réinvestir :-)

 

En attendant je vous laisse 2 liens que j'ai plaisir à partager avec vous.

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Une mine d'informations, conseils et plus si affinités pour ceux qui taquinent la plume!

Et ICI, une perle!

Je vous souhaite un bel été,

riche d'émotions littéraires mais pas que...

 

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