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L'atelier de Fabeli
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L'atelier de Fabeli
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27 mars 2013

Paroles de lecteurs sur "Météo marine"

 couv météo marine 1

"Oui j'ai beaucoup aimé cette rencontre entre deux esseulés. C'est doux et fort à la fois, mystérieux, brutal et sensible. Comme la vie.."

"Le chat; la prison; la mer; la falaise; le thé ; la maison brûlée ; les bains de café des Japonais sont des évocations qui vont si bien ensemble dans ton univers, il fallait y penser et je salue tes belles trouvailles, ton art de raconter une histoire qu'on a envie de relire dès qu'on l'a finie" (Thierry)

"Je dois dire que je suis impressionné par la maitrise de votre écriture, et surtout par la façon de raconter l'histoire." (Jacques)


"[Votre] art consiste à jouer sur la sensibilité du lecteur, à éveiller graduellement son émotion par petites touches discrètes, subtiles, souvent noyés dans le texte au point de passer inaperçues : ce qui ne les empêche pas de faire mouche !" (Michael)

"J'en suis toute secouée ! quel voyage haletant ! quelle description juste de la douleur avec des mots, des expressions qui touchent et la font vivre." (Nicole)

"J’ai trouvé que cette nouvelle en disait autant que certains romans, on sort de cette lecture avec une vraie histoire racontée de bout en bout. Les émotions de Lisa sont bien retranscrites, on se laisse prendre au jeu. Un court mais authentique plaisir de lecture." (Le jardin de Natiora)

 

Ici, l'avis de Liliba, lectrice fidèle.

Et là, celui de Benoit Camus, nouvelliste.

Voici ce qu'en pense Asphodèle

Et encore, le billet du "Petit carré jaune"

Encore un : l'avis de Natiora dans son jardin

Ici, Denis arnoud, "les lectures du Hibou"

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10 septembre 2013

Ce que j'ai lu cet été

abdd liseuseAu Bonheur des dames : cette lecture a filé tout le long de mon été, comme un fil rouge. Je l'avais sous la main dans ma liseuse qui m'a suivie partout. Je pouvais arrêter, lire un autre livre plus court, ou bien les 2 en même temps (chose très rare chez moi!) J'ai pris beaucoup de plaisir à cette lecture, j'ai même retrouvé le goût du plaisir que j'avais ressenti en le lisant la première fois, dans les années 80. J'ai frissonné pour Denise, j'ai attendu comme une gamine le dénouemement pourtant si prévisible! Et je me disais, en lisant ces aventures d'une autre époque, que les scénaristes des séries américaines n'avaient rien inventé!!!

 

lpcasgLa petite cloche au son grêle : Nous avons l'habitude, Nounours chéri et moi-même, d'entrer dans les librairies que nous croisons au gré de nos balades. Là, c'était un dimanche, à Condom, nous sortions de la visite de la cathédrale, le soleil nous faisait plisser les yeux. Nous cherchions une terrasse ombragée pour boire un verre. Juste en face du bar, il y avait une librairie et oh! surprise, elle était ouverte un dimanche. Nous sommes entrés, à la caisse se tenait une toute jeune fille et dans l'allée une dame d'un âge certain occupée à trier des revues : la grand-mère et sa petite fille ainsi que nous l'avons compris au bout de quelques minutes. Je me disais "mince, on est dimanche, y'a pas un chat dans les rues et elles sont là, toutes les deux!" Je ne pouvais pas ressortir les mains vides, alors mes yeux sont tombés sur "la petite cloche", dont je venais de lire plusisuers avis élogieux sur FB. Je l'ai lu quasiment d'une traite, le soir même, bien calée sur une chaise longue dans le jardin de la chambre d'hôte qui nous accueillait à quelques kilomêtres de là. C'est un bijou, ce livre, une douce parenthèse d'émotion et de tendresse. Clara en parle très bien ici.

 

rosa_candidaRosa candida : j'avais très envie de lire ce roman dès sa sortie et finalement c'est une amie de plume qui me l'a offert pour mon anniversaire (Merci Nicole!) Une belle lecture! J'ai apprécié la quête de ce jeune garçon plein de doutes et d'une naïveté rassurante, qui franchit le pas vers le monde des adultes en quittant le jardin familial pour aller créer le sien à des milliers de kilomêtres. Comment devenir père quand on n'a pas choisi de l'être, comment accepter la mort accidentelle de sa mère quand on avait encore tant de chose à lui dire, comment comprendre les femmes d'aujourd'hui quand on préfère la compagnie des roses anciennes? Les réponses sont dans le jardin!

 

 

Sans-titre8Les Dames du chemin : Ayant travaillé depuis le début de l'année sur un projet d'écriture portant sur la Grande guerre, je suis tombée par hasard au gré de mes recherches sur le Net sur le recueil de nouvelles de Maryline Martin. Ce que j'en ai lu ici ou là m'a convaincu de le commander chez mon libraire et je ne le regrette pas. C'est vrai que j'ai lu ces nouvelles en gardant à l'esprit le résultat de mes propres recherches et la façon dont nous avons travaillé mes camarades et moi sur ce projet collectif (dont je parlerai bientôt). J'ai trouvé dans ces 11 nouvelles une sensibilité et une approche qui m'ont vraiment touchée. Maryline a décidé de regarder cette terrible tragédie à travers le regard des femmes :Fiancées, épouses, filles, marraines de guerre, infirmières, espionnes.. Toutes donnent à voir leur guerre, leurs drames. Ici, l'avis de lecture d'Emma Cart-Tanneur.

 

 

19 mars 2013

Paroles de lecteurs sur "Au cours du marché"

 "Ici l’ambiance est gorgée de soleil méditerranéen (pour nous autres Ch’tis, c’est presque la Martinique.) Beau kaléidoscope de sonorités, couleurs, odeurs … commerçants enjoués mais avisés, clientes rusées, paniers neufs ou usés, foule bigarrée, poissons écaillés, viandes tranchées dans le vif … Ce dynamisme aussi explosif que sensuel recouvrant souvent le malheur et le drame (le très beau MANTEAU DU MARCHÉ). Et puis il y a les nouvelles où vous vous privez délibérément de cette exubérance que vous aimez pour épurer le récit, pour lui «serrer la vis», vous concentrant sur l’essentiel : de Matisse à Soutine. J’aime beaucoup." (Michael)

 

"J'ai fréquenté les marchés depuis mon enfance, accompagnant mes parents pour faire le plein de produits frais de qualité. J'ai gardé ce goût et pour moi, cela m'apporte autant que de fréquenter régulièrement ma bibliothèque.
En écrivant ce livre, vous avez fait le lien entre ces deux univers que j'aime beaucoup." (Thérèse)

 

"Un vrai délice de bonne humeur, d’optimisme, parfois de gravité, votre bouquin, avec l’humour en plus !!! Toute ressemblance avec des personnages existants ou des lieux connus serait totalement ………………………. !!!!"

 recueil faby

17 avril 2013

Dans quel état est Emmanuelle Cart Tanneur?

 

verre briséAppel à contributions : Dans quel état êtes-vous quand vous donnez vos textes à lire (éditeurs, amis...) si vous aussi vous voulez évoquer cet état si particulier, propre à chaque auteur, écrivez un texte et venez le partager (en m'adressant un mail)
Je vous propose de reprendre l'incipit suivant : "Lorsque j'envoie un texte (à un éditeur, à un ami)..." et ...c'est à vous!

 Honneur aux dames, c'est Emmanuelle Cart-Tanneur qui ouvre le bal des confidences!

Lorsque j'envoie un texte, ce sont mes derniers moments d'"intimité" avec lui : après cela, rien ne sera plus jamais pareil entre nous. Il va quitter le nid et commencer à vivre sa vie - et devoir, sans doute, affronter critiques ou regards sévères. Mais cela ne me regarde plus ; parce que j'ai un gros défaut, celui de détester corriger un écrit. Le texte que je soumets à un regard extérieur est, la plupart du temps, définitif et non susceptible d'être repris ; je peux corriger un mot, une ponctuation, à la limite quelques phrases, mais il est hors de question que je le "reprenne" - car alors ce ne sera plus lui : comme si je l'envoyais de force chez le chirurgien esthétique pour qu'il s'adapte aux désirs des autres alors que moi, je l'ai aimé comme je l'ai fait... Oui, il y a du sentiment maternel dans mon acte décrire, et c'est sans doute pourquoi je suis si fière, non de moi, mais de ceux de mes textes qui ont su séduire, quand cela leur arrive : je sais alors que, eux et moi, sommes arrivés à quelque chose de bien.

 

17 avril 2013

Dans quel état ?


photo-verre-brise

J'ai lu récemment un billet sur FB qui m'a ammenée à réfléchir (ben oui, ça sert aussi à ça Facebook!)

Mathieu Simonet dévoile en quelques lignes (et avec une grande sincérité) l'état dans lequel il se trouve après avoir envoyé un texte à un éditeur ou un ami pour avis.

Alors je me suis interrogée moi-même pour savoir ce que moi, je ressentais dans ces moments-là et il me semble que ça donne à peu près ça :

Lorsque j'envoie un texte (à un éditeur, à un ami), je me sens dans le même état d'esprit qu'une amoureuse guettant une réponse à un rendez-vous. Je fais comme si je n'étais pas impatiente, comme si ça ne comptait pas, j'enfile les heures et les jours avec une boule au fond du ventre que je ne veux montrer à personne. Je me dis que c'est puéril de ma part, que je ne risque rien, que ma vie ne s'arrête pas là. Je tente de rester digne en ignorant les bris de verres à l’intérieur.

Je propose de publier ici tous les témoignages d'écrivains qui voudront bien livrer cette part d'intime.

Vous pouvez m'adresser* vos textes (pas un roman!) commençant tous par cette même phrase : "

"Lorsque j'envoie un texte (à un éditeur, à un ami)..."

* par mail en passant par ce blog



 

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21 mars 2013

La Grande Guerre

Depuis le début de l'année je travaille sur un projet de recueil collectif qui a pour thème la Grande Guerre. Mes souvenirs scolaires ne pouvaient suffire (!) j'ai donc dévalisé la Médiathèque en ouvrages de tous genres : Témoignages de "Poilus", Abécédaire, Catalogue d'expo, Recueil de cartes postales d'époque, récit de la vie à l'arrière... Bref, de quoi créer dans ma tête un joyeux bazar nécessaire à une mise en situation créative. Comme d'habitude, pendant le temps d'écriture je me suis interdite de lire de la fiction (sauf un ou deux recueils de nouvelles très éloignés du thème) Une fois le texte achevé, ne restaient que quelques fignolages à faire au plumeau. Un livre est alors tombé dans mes mains au hasard d'une discussion : "Cris", de Laurent Gaudé.

Un roman court mais dense, qui laisse peu d'espace au lecteur pour respirer! Dès les premiers mots je suis happée par le monologue intérieur de Jules, le permissionnaire, celui qui échappe enfin à l'horreur par la magie du papier bleu qu'on lui a remis. Quelques pages plus loin je retrouve ses frères d'armes, assurant la relève d'une compagnie. Chaque voix chuchote sa partition dans ce ballet de l'horreur : Marius, Boris, Ripoll, Barboni, ils sont une dizaine en tout à murmurer leurs doutes, leurs peurs, leurs souffrances à quelques minutes de l'assaut.

D'une écriture sèche, l'auteur nous donne à voir l'univers des tranchées, cet enfer creusé à vif dans la terre. Les phrases courtes, les répétitions parviennent à reproduire l'enfermement mental des hommes étouffés par la peur. On passe d'une scène à l'autre, d'une voix à l'autre sur un rythme rapide, comme ces films tournés caméra à l'épaule. La terreur et la folie se mêlent à la sueur, au sang, aux larmes de ces hommes poussés au bout de leur humanité.

La brièveté de ce roman lui donne une intensité qui marque l'esprit. Nul besoin de plusieurs centaines de pages à Laurent Gaudé pour restituer l'horreur de ce conflit meurtrier. On comprend mieux le silence des rescapés, incapables de donner voix à leur mémoire.

Après cette lecture, les cris de ces poilus résonneront longtemps dans ma mémoire.

cris 1

 

 

8 juillet 2013

Que sera l'été?

 

Voilà un nouvel été à vivre. Le mien sera fait d'environ un tiers de boulot, un tiers de repos, un tiers d'écriture.

Le boulot, celui qui finance le reste! Encore trois semaines à tenir, au rythme de la boutique et des commandes.

Le repos, je serai en congés du 29 juillet au 18 août. Une semaine en famille et en Dordogne, au camping du Diamant Noir, sous la tente (retour vers le passé, mes vacances d'enfants, toujours sous la tente!) puis 15 jours à la maison en mode "repos bien mérité"!

L'écriture, espace temps qui n'appartient qu'à moi. Je travaille toujours en priorité sur mon prochain gros truc mais je participe aussi à la finalisation des 4 ouvrages des Noires de Pau, à paraitre à l'automne : 2 recueils réunissant les textes des lauréats du concours de nouvelles 2013, un recueil de nouvelles intitulé "Pages 14/18" (vous voyez le thème!) et un recueil jeunesse très musical, "les Pt'ies Noires en concert".

L'Atelier sera en pause estivale jusqu'au 20 août mais je vous laisserai un peu de compagnie ...vocale!

Je vous souhaite à tous un bel été, dans la douceur des rencontres et la chaleur de l'amitié.

 

"Ecrire, c'est traverser une saison qui n'est sur aucun calendrier"

(Françoise Lefèvre, "Les souliers d'automne")

P7080040

 

27 juin 2013

Dans quel état est Maryline Martin?

 verre brisé Appel à contributions : Dans quel état êtes-vous quand vous donnez vos textes à lire (éditeurs, amis...) si vous aussi vous voulez évoquer cet état si particulier, propre à chaque auteur, écrivez un texte et venez le partager (en m'adressant un mail) Je vous propose de reprendre l'incipit suivant : "Lorsque j'envoie un texte (à un éditeur, à un ami)..." et ...c'est à vous!

 

Maryline Martin accepte de révéler dans quel état elle se trouvait lorsqu'elle a posté le manuscrit de son recueil de nouvelles  "Les dames du chemin".

Lorsque j'ai envoyé mon manuscrit "Les Dames du Chemin", j'ai d'abord été soulagée d'avoir mis le mot fin à ce travail de quatre années. Cependant, j'ai su à l'instant même où je déposais les quelques enveloppes dans la boîte aux lettres que le chemin serait long et sinueux. Bref, le combat ne faisait que commencer.

Combattre les doutes, l'attente mais aussi se faire violence pour remonter sur le ring après le dernier KO !

Le doute ne m'a pas lâché. Etais-je légitime d'écrire sur cette période ? Comment allaient être perçues ces nouvelles, ce genre à part dans la littérature que l'on aime ou que l'on déteste lire ? Trop de conscience tue l'innocence. En relisant l'exemplaire que j'avais gardé sur mon bureau, je me suis dit que je n'avais pas à rougir de ce travail, le devoir de mémoire était omniprésent. Par ailleurs, il y avait aussi cette belle rencontre avec celui*qui me faisait l'amitié d'une belle préface...

Puis est venue l'attente transformant ma forteresse en château de cartes. Si le choix des maisons d'éditions était fait en toute conscience, mon manuscrit allait-il être lu ou relégué aux oubliettes ? La préface était elle une caution suffisante à mon travail de recherche et d'écriture?

Un auteur ne reçoit jamais le précieux sésame par courrier... Après les deux ou trois mois d'attente réglementaires sont arrivées les premières réponses et les premiers refus souvent polis avec son lot de petites phrases m'encourageant à ne pas...me décourager

Estampillés trop littéraire ou trop historique, mon manuscrit, "mes" Dames et moi-même commencions à avoir mal au cœur, la nausée dans les montagnes russes, et un jour l'appel de l'éditeur qui vient tout balayer d'un coup de sonnette et qui permet de croire que tout est possible enfin.

Et le début d'une belle aventure même si le doute n'a pas totalement disparu. Et si le lecteur n'était pas au rendez-vous ?!

*Jean-Pierre Verney : Conseiller historique du Musée de la Grande Guerre du Pays de Meaux.

1 juin 2013

Dans quel état est Sophie Adriansen?

 verre brisé Appel à contributions : Dans quel état êtes-vous quand vous donnez vos textes à lire (éditeurs, amis...) si vous aussi vous voulez évoquer cet état si particulier, propre à chaque auteur, écrivez un texte et venez le partager (en m'adressant un mail) Je vous propose de reprendre l'incipit suivant : "Lorsque j'envoie un texte (à un éditeur, à un ami)..." et ...c'est à vous!

 Aujourd'hui c'est Sophie Adriansen

qui apporte sa contribution à cette collection

Lorsque j'envoie un texte, je me transforme en un alambic où se mélangent, se heurtent, se séparent des sensations variées. Ça fume, ça crépite, les vapeurs prennent toutes les couleurs du nuancier. Ça chauffe et ça refroidit.
Il y a de l’assurance – je ne sais pas ce que vaut mon texte mais je sais qu’il ne vaut pas rien.
De la satisfaction – je ne donne à lire que quand j’ai atteint un certain niveau de contentement, une certaine fierté.
De l’espoir – éveiller l’enthousiasme, allumer l’étincelle, faire décrocher son téléphone et me proposer un contrat pour une publication à qui en a le pouvoir.
De l’impatience – je voudrais être lue dès réception, lue et entendue, comprise, appréciée, ou au moins que l’on décèle dans mes mots un potentiel d’amélioration suffisamment important pour que l’on ait envie de me prendre la main et de m’amener à mieux.
De la fébrilité – qu’ai-je envoyé au juste ? Qu’ai-je donné à juger ? Ai-je bien tout vérifié, ne me suis-je pas mise en danger ?
Du doute – la belle confiance initiale, celle qui me pousse à décider d’envoyer, fermente à mesure que les heures défilent. Mon texte est confondant de médiocrité, ma légitimité à l’envoyer inexistante, et pourtant le texte est parti de chez moi, arrivé chez l’autre, quelle prétention de ma part, quelle outrecuidance, comment annuler l’envoi, où puis-je me cacher ?
A la fin de la distillation, tout est évaporé sauf le doute.
Alors, parce que vivre emplie de doute et de rien d’autre est insupportable, je me remets à écrire pour oublier qu’on me lit.


Retrouvez Sophie Adriansen sur son blog et découvrez ses interviews d'auteurs.

14 janvier 2013

Météo marine

couv météo marine 1

"Météo marine"

Publié en janvier 2013 aux Editions Jacques Flament
Collection "Côté court"

Quatrième de couverture :

Pourquoi vous êtes venue vous installer ici ?

— Parce qu’après, c’est l’Espagne. Je ne parle pas espagnol. Et vous ?

— Pour la mer. Pour le bruit des vagues, la nuit, qui vous enveloppe de certitudes.

Deux maisons au bout du chemin, deux solitudes qui s’apprivoisent… Un incendie vient rompre ce fragile équilibre. Au coeur des ruines calcinées, les douleurs du passé se révèlent.

A commander  sur le site de l'éditeur

 

2 mai 2013

Dans quel état est Elodie Posat?

verre brisé Appel à contributions : Dans quel état êtes-vous quand vous donnez vos textes à lire (éditeurs, amis...) si vous aussi vous voulez évoquer cet état si particulier, propre à chaque auteur, écrivez un texte et venez le partager (en m'adressant un mail)
Je vous propose de reprendre l'incipit suivant : "Lorsque j'envoie un texte (à un éditeur, à un ami)..." et ...c'est à vous!


Voici la participation d'Elodie Posat, étudiante en histoire et passionnée par l'écriture.

Lorsque j'envoie un texte à un ami, un concours, je suis toujours toute seule. Le palpitant affolé, je caresse les feuilles et mes mots comme une fée thaumaturge. Puis vient le moment où je dois fermer l'enveloppe. Il se trouve que c'est déchirement. Tout ce qui est à moi va devoir être vu, être lu, être jugé par les autres. Un petit abandon de ce que l'on est.

Alors je dépose un petit bisou sur l'enveloppe avant de la glisser dans la boite aux lettres, peu importe qui me voit. Et j'entends glisser et tomber le poids des mots au milieu d'autres déclarations enflammées, déclarations de sinistres, déclarations d'impôt...

Et une fois que je peux me remettre à respirer, je pars très très vite et j'oublie ce qu'il vient de se passer. J'oublie pour ne pas souffrir de vouloir rattraper mes textes. J'oublie pour laisser l'histoire suivre son cours.

 


Elodie anime un atelier d'écriture au Lycée St John Perse de Pau et vient d'accompagner ses jeunes participants dans la création d'un recueil de textes autour de la seconde guerre mondiale présenté au 14ème Festival des Lycéens.


8 janvier 2013

A quel titre...

...se vouer?

J'ai très vite compris lorsque j'ai commencé à écrire des nouvelles qu'il y avait une étape importante à ne pas négliger : le choix du titre.

Au départ de chaque projet d'écriture, je nomme le dossier en cours de façon rapide, parce que ce texte sur lequel je travaille, il faut bien le retrouver dans tout le Bazard qui s'affiche sur l'écran!

Alors je mets un truc vite fait : le début de la première phrase, le prénom du personnage, un lieu. Peut-être même que je mets un titre, un vrai. Mais voilà, plus j'avance et moins il convient. Parce qu'en cours de route, l'idée première s'est fait la malle, les personnages ont pris les commandes et organisent la narration.

Il m'est arrivé une fois d'avoir le titre avant d'avoir le texte : c'était le cas pour "Ici, on aime". Ce titre-là, je l'avais en tête depuis longtemps, il évoquait pour moi ces cafés de village à la devanture desquels une affiche indique : "Ici, on peut apporter son manger" J'imaginais une auberge espagnole de l'amour, chacun apportant ce qu'il avait reçu et pour certains, ce n'était pas grand chose...

Mais les choses sont rarement aussi simples. Trouver un titre est un vrai casse-tête mais c'est aussi pour moi un vrai plaisir qui achève le travail d'écriture. Il s'agit de mettre une touche finale qui souligne l'ensemble du travail accompli.

Lorsque j'ai terminé les nouvelles qui composent "Au cours du marché", mon amie Patricia m'a conseillé de trouvé des titres qui étaient en rapport avec l'univers du marché : j'ai donc fait une liste de mots et expressions, puis j'ai pioché pour adapter à chaque nouvelle!

Le titre doit être au service du texte, il a pour fonction d'émoustiller le lecteur pour le conduire à ouvrir le livre. Alors, une fois le point final posé après le dernier mot, je me creuse la cervelle! Je fais des essais, je note des idées de titre sur une feuille, j'y repense dans la journée (ou la nuit!), je laisse reposer et puis soudain, ça y est, je le tiens, c'est le bon et je ne le lâche plus!

Et pour vous, la chasse au titre, c'est comment?

titres

 

23 février 2013

Le murmure des nuages

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"Le murmure des nuages" Thierry Radière

Paru chez Emoticourt janvier 2013

Présentation de l'éditeur : Dans ce récit délicat et touchant, Thierry Radière nous fait entendre Le murmure des nuages produit par les séances d'aérosol que sa petite Miri, sept ans, doit subir deux fois par jour pour soulager sa mucoviscidose.

 

Thierry et moi, je ne sais plus comment nous sommes devenus "amis" sur le Mur. Qui a demandé l'autre? Mais j'ai très vite pris beaucoup de plaisir à découvrir les extraits de textes publiés presque quotidiennement sur sa page FB. Chaque matin la perspective de découvrir son univers d'écriture, comme une gourmandise attendue quotidiennement. Et au fil des semaines, j'ai bien vu que nous étions de plus en plus nombreux à guetter cette gourmandise! L'écriture de Thierry est teintée d'une poésie réaliste et sensible, parfois mystérieuse, comme s'il avait accès à certains mondes que je ne connais pas mais qu'il me laisse entrevoir.

Dans le murmure des nuages, récit intime qui évoque le quotidien de sa fille, Miri, atteinte de cette terrible maladie qu'est la mucoviscidose, la voix de Thierry se fait entendre sur un registre pudique mais sincère. J'ai suivi le fil des pensées de ce papa attentif avec une grande émotion. Sans dissimuler l'aspect technique des soins indispensables à Miri, Thierry livre ses inquiétudes, ses doutes et ses espoirs. Mais jamais il ne tombe dans la facilité de la sensiblerie. C'est en gardant la tête dans un ciel poétique, qu'il est parvenu à me faire entrer dans son quotidien de papa-soignant. Auprès de lui, j'ai préparé l'appareil avec minutie, installé Miri avec tendresse, compté les secondes en surveillant la pendule de la cuisine. Assise là, dans la douce tiédeur du nuage de vapeur, j'ai écouté le monologue murmuré par ce papa-poète qui offre à sa fille le plus beau des voyages, au cœur de son amour.

 

 

18 septembre 2012

Au cours du marché

recueil faby

Au cours du marché

Publié en mai 2011 aux Editons Jacques Flament

Quatrième de couverture : Je vais au marché, tu vas au marché, il va au marché… Et sur l’étal du marchand, à côté des légumes, de la viande ou du poisson on trouve bon poids d’échanges, de contacts, de vivant, soigneusement emballés d’humanité.
Au cours du marché, ce sont de brèves nouvelles qui passent d’un étal à l’autre, d’un état à l’autre. Au fil des allées, des femmes et des hommes trimballent leurs paniers chargés d’états d’âmes et de sentiments.
Un militaire grognon, une sœur inquiète, un septuagénaire amoureux… Des amours à faire ou à défaire, une vie à rêver sur un bout de trottoir ou sur un coin de comptoir.
Marché bonheur, marché malheur, marché colère… à chacun son panier, à chacun son marché.

 

A commander directement sur le site de l'éditeur

En vente sur Pau

9 septembre 2012

Rentrée littéraire...

...moi aussi je sors!

Je suis heureuse de vous annoncer la parution de mon second receuil de nouvelles chez Emoticourt, un éditeur qui aime le court et qui le dit!

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Ici, on aime...

On aime pour toujours ou pour trois minutes

A coups de coeur, à coup de sang

Ici, on aime pour rien, pas bien, si mal...

 Ici, on aime,

des histoires où l'on se rencontre, se raconte, se touche,

se désire, se rejoint et s'abandonne.

A découvrir ICI
http://www.emoticourt.fr/produit/14/9782823900293/Ici%20on%20aime


Là, c'est pour commander sur Amazon
Et là sur Didactbook

23 juillet 2012

Nouvelles envies!

 

J'ai terminé de lire "les jeux de la nuit" de Jim Harrison. J'ai découvert cet auteur avec ces trois nouvelles longues (115/120 pages chacune environ): La fille du fermier/ Chien Brun, le retour/ Les jeux de la nuit.

Je sais, il faut que lise "Dalva" et aussi "Légendes d'automne" et d'autres sans doute. Je le ferai. Quand je découvre un nouvel auteur, j'aime aller jusque bout! Je retournerai me promener du côté de Bozeman, Missoula ou Great Falls. Je retrouverai Chien Brun, l'homme qui aime les femmes plus que tout et n'a de cesse de le leur prouver!!!

Pour moi, la découverte de cet auteur est à ranger au rayon des lectures émotions "3 étoiles"! Là où se trouvent déjà Raymond Queneau, Annie Saumont, Annie Ernaux, Raymond Carver, Laurent Mauvignier, Jean Echenoz... Avec eux, le plaisir de lecture s'est doublé d’un choc "littéraire". J'ai découvert des voix (et des voies aussi) d'écriture différentes, surprenantes, parfois dissonantes (Saumont, Mauvignier...), des voix qui m'offraient des possibilités, des ouvertures, des voyages...

Et toujours, ces voix-là, loin de m'effrayer par le niveau de leur talent, me donnent envie de poursuivre mon propre chemin d'écriture.

Ecrire des nouvelles. Dire le monde avec mes mots, mes sens, mon souffle. Expérimenter la matière, malaxer la pâte des mots.

C'est décidé, je me remets au boulot!

 

Je vous souhaite de passer un bel été,

avec du bonheur à vivre et à lire!

 

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14 mai 2012

Semaine du 7 au 13 mai

Lundi 07/05 : Vague rose sur la France! Je suis une éternelle optimiste qui pense que les choses finissent toujours par s'arranger si on y met du sien. Cependant je ne suis pas mécontente que cesse le brouhaha de la campagne présidentielle!

 

Mardi 08/05 : Je continue d'envoyer mon second recueil de nouvelles à des maisons d'éditions. Les réponses se font attendre...comme pour le premier! Mais je suis une éternelle optimiste qui pense que les choses finissent toujours par s'arranger...

 

Vendredi 11/05 : J'essaie de m'astreindre à travailler sur mon nouveau projet d'écriture de façon régulière. Pas facile de jongler entre emploi du temps professionnel, familial et amical. Pas facile non plus de garder un oeil neutre sur ce travail d'écriture. Je traverse des phases d'enthousiasme et d'abattement : Un coup je trouve ça bien, un coup je trouve ça nul! Mais je suis une éternelle optimiste qui pense que les choses finissent toujours par s'arranger...

Dimanche 13/05 : Je ne suis pas du genre nostalgique, les coups d'oeil dans le rétro, les "c'était mieux avant", très peu pour moi. Ma nature optimiste me pousse à garder les yeux sur la route, me soufflant que le meilleur reste à venir. Cependant je constate que parfois le passé se mêle au présent sous la forme d'un fil ténu mais solide, qui me rappelle celle que j'ai été et me donne à voir celle que je suis devenue. Et comme je suis une éternelle optimiste, je veux croire que ce fil-là ne se rompra pas...

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8 février 2011

Hommage à Andrée Chédid...

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«Ecrire, c'est très dur, avec de grandes fenêtres de joie.»
[ Andrée Chedid ]


L'Autre
               

À force de m’écrire
Je me découvre un peu
Je recherche l’Autre

J’aperçois au loin
La femme que j’ai été
Je discerne ses gestes
Je glisse sur ses défauts
Je pénètre à l’intérieur
D’une conscience évanouie
J’explore son regard
Comme ses nuits

Je dépiste et dénude un ciel
Sans réponse et sans voix
Je parcours d’autres domaines
J’invente mon langage
Et m’évade en Poésie

Retombée sur ma Terre
J’y répète à voix basse
Inventions et souvenirs

À force de m’écrire
Je me découvre un peu
Et je retrouve l’Autre.

©Andrée Chedid (2008)

(Le peu que j'ai lu d'elle m'a laissé entrevoir une grande âme...

Ce poème est accroché au-dessus de mon bureau)

29 novembre 2010

Farandole marine

poissons_plafond

Je fais la planche sur l’océan de mon lit. Je me laisse porter par le courant en fixant les poissons au plafond.

Ils sont une petite dizaine à faire la ronde autour d’une poignée d’étoiles de mer. Pas que des poissons, d’ailleurs. En face du thon et de l’espadon, j’aperçois un poulpe et une seiche, tous tentacules dehors. Le reste de la bande appartient au genre cétacé.

C’est assez justement de faire la planche depuis quatre jours. La mer est trop calme et l’ennui me fatigue. Pourtant le capitaine a dit : repos! Rien d’autre à faire que la planche avec patience.

Patience et longueur de temps face aux dégâts causés par une minuscule aiguille. C’est le poinçonneur des Lilas qui est passé par-là. Un p’tit trou de rien du tout et c’est panique à bord. Une avarie, capitaine ! La coque est percée. Je ne prends pas l’eau, je la perds. Une fuite, une brèche qui tarde à se colmater. Rien à faire, tout fout le camp, ma p’tite dame, même ma moelle épinière.

Epinière, épinière, est-ce que j’ai une gueule d’épinière ? Moi ma gueule, elle s’étale en travers d’un oreiller qui flotte sur une mer d’ennui. Et là-haut, la pescaille qui rigole à s’en fendre les arêtes !

Arrête de te barrer, la moelle ! Ferme ton clapet que je puisse me remettre sur mes deux pieds. C’est assez, cétacés, farandole marine triste à pleurer. Allez, ouste ! Débarrassez-moi le plafond, poissons de pacotille. Je ne veux plus vous voir. Je veux retrouver ma verticalité d’humain. Homo erectus, je suis et je reste. Sapiens, on verra après…

©Fabeli 26.11.10


La plaisanterie a duré 8 jours. (un examen médical qui s'est un peu compliqué)

8 jours à faire la planche en compagnie de mes jolis poissons.

A présent me voilà sur pied et bien décidée à ne plus laisser une aiguille approcher de ma colonne vertébrale!!!


21 juin 2011

Derrière le concours...

...qu'est-ce qu'il y a?

D'habitude je suis participante aux concours de nouvelles. Mais cette année, je suis passée de l'autre côté.

Me voilà membre du jury du concours des Noires de Pau, catégorie "jeune". C'est un vrai boulot, qui demande du temps et de la patience.

Allez, viens!
Je t'emmène avec moi dans les coulisses.

D'abord, tu vas lire TOUS les textes participants, même ceux qui te tombent des mains au bout de trois lignes. (Cette année il y en avait environ 150!!!) Bien sûr, tout le plaisir du truc réside dans le fait que parfois, tu tombes sur un petit chef d'oeuvre en puissance. Heureusement!

Ensuite, il s'agit de faire ta sélection puis de la confronter à celle des autres membres du jury et trouver un accord sans en passer par le combat rapproché.

A présent, tu vas prévenir les gagnants (ça, c'est le meilleur moment. Tu te sens aimé à 100%)

C'est alors que la corvée commence : corriger les textes en vue de leur publication en recueil ( même si tu te la joues un peu prof de français, c'est barbant. Mais bon, il faut le faire, alors tu le fais!)

Pour finir viendra le temps béni de la remise des prix, début octobre. Tu auras le plaisir de rencontrer tes lauréats, tu pourras mettre un visage sur ces textes que tu as lu et relu pour en éliminer toute faute. Tu te régaleras de leur joie en découvrant LE LIVRE. Tu trinqueras joyeusement à leur avenir de futur auteur.

Sait-on jamais,
il y aura là, peut-être, un futur Goncourt?

goncours

11 juin 2011

Les joies de la promo!

 

Sur les conseils de mon éditeur, je me lance dans la promo de mon recueil!

Contacts presse, radio, mairie... Je débute dans le métier mais je m'applique et ça commence à bouger!

Hier matin, surprise dans le journal local...

Et mercredi prochain, je serai à la librairie Cultura de Lescar pour ma première séance de dédicace!

Surtout ne pas oublier ça  stylo

 

 

31 août 2011

Quelles sont les nouvelles au marché?

coupon 3 copie

Mon recueil de nouvelles, "Au cours du marché", suit son petit bonhomme de chemin.

A la suite des 2 séances de dédicaces déjà effectuées, je reçois parfois un petit mail sympathique d'un(e) lecteur (lectrice) inconnu(e) qui me donne beaucoup d'amouuuuuuuur en quelques mots gentils sur le plaisir qu'il (elle) a eu en lisant mes nouvelles. D'ailleurs, j'ai créé un dossier spécial dans ma messagerie pour archiver tout cette gentillesse!

Sur la toile, ma blogamie Lorraine, m'a fait l'honneur d'une note de lecture ICI

Et , c'est ma camarade d'écriture Frédérique qui a donné son avis sur la chose.

Sur mon lieu de travail, certains de mes clients ont souhaité acquérir mon ouvrage, étonnés de découvrir que je pouvais, une fois le rideau métallique baissé sur mes activités professonnelles, trouver encore le temps de "faire" un livre!
Et si, soudain changé en petite souris, vous vous glissez dans ma boutique, si vous tendez attentivement l'oreille, vous pourrez surprendre d'étonnantes conversations .

- Et avec ça?

- Trois tranches de jambon blanc. Ça y est, je l'ai lu, votre livre.

- Un peu fines, comme d'habitude? Et alors?

- J'ai beaucoup* aimé. Bien fines, oui, c'est pour ma petite fille.

- Et avec ça? C'est vrai, ça vous a plu**?

- Un morceau de brebis***. On retrouve vraiment l'ambiance du marché. Vous y avez travaillé?

- Oh! Il y a très longtemps, juste quelques mois, quand j'étais jeune fille. Comme, ça, le brebis?

- Celle qui porte un nom en patois, elle m'a bien plu. Un peu plus... encore... là, ça va.

- Ah! Oui, "Mesclagne". Pourtant, elle est bien noire!

- Elles le sont toutes un peu! Celle avec ce couple, dans la cusine... elle finit mal aussi! Vous rajoutez une huile d'olive et c'est bon.

- Je sais, j'ai du mal à écrire "joyeux"!!!

 

* Ben oui, jusqu'à présent, tous ceux qui ont lu ont aimé!

** Non, ce n'est pas de la fausse modestie, c'est juste une merveilleuse surprise à chaque fois!

*** Fromage de brebis des Pyrénées: à déguster avec un bon pain de campagne et pour la jouer "in", un peu de confiture de cerises noires.

19 mai 2011

Arrivage!

Regardez-les!

Ils sont beaux, n'est-ce pas!

(Oui, je sais, toutes les mamans du monde trouvent que leur bébé est beau:-))

P5190012

Ils sont arrivés hier dans la voiture jaune du facteur que je guettais avec une impatience de gamine.

Maintenant que je touche le papier, je peux y croire tout à fait.

L'aventure est bien réelle

et elle ne fait que commencer!!!

 

9 août 2010

Au bout...

Jet_e_capbreton

J'ai peur de rien. Pourquoi devrais-je avoir peur de quelque chose?
Qu'y a-t-il à craindre dans cette vie?
Quoi? La fin? Le bout du bout? Le dernier souffle?


Je suis comme tout le monde. Je redoute de pousser la dernière porte. Surtout que je n'ai pas cherché à imaginer qu'il y aurait un après. Quelque chose comme un jardin avec des fleurs, des parfums, des plaisirs. J'ai préféré croire qu'il n'y a rien d'autre que cette vie, ici, aujourd'hui additionné d'hier et d'un peu de demain.

J'ai peur de rien. J'ai bien compris que tout a une fin. Les roses effeuillées, les nuages de poussières, le jour comme la nuit. Tout finit et moi aussi. Au microscope, je verrais sans doute le début de la fin, le délitement des os, des cartilages, l'affaiblissement des fibres musculaires.
Il y a bien des bricoles qui mettent la puce à l'oreille, la vue qui dégringole, la peau qui se détend, tirée vers le bas. On lutte, on s'efforce, on se maintient. Pas la peine d'en faire une histoire. Egalité pour tous. Personne n'y coupera, chacun son tour, billet aléatoire en main. Aujourd'hui, demain, un peu plus tard.

J'ai peur de rien, je vous dis. Tout est normal, l'ordre des choses, ainsi va le monde.
A la rigueur, un truc qui m'ennuie, me tarabuste.
Ne pas être seule. Croiser une dernière fois un regard, peut-être même un sourire ou bien des larmes, je m'en fous, quelque chose d'humain.
Avoir la certitude que rien n'a été vain.

Fabeli 2009

12 mars 2011

Vent marin sur l'édition

J'ai découvert récemment une petite maison d'édition, créée en novembre 2010 et qui offre déjà un catalogue de publications varié (recueils de nouvelles, romans, témoignages, réédition)

Il s'agit de la maison Jacques Flament Editions, installée en Bretagne avec vue sur mer!

Si je vous en parle, c'est pour 2 raisons:

La première raison, c'est la parution cette semaine d'un ouvrage original et émouvant : Le témoignage d'une femme, atteinte d'un cancer du sein, qui tient un blog sur sa maladie au quotidien:  " Ikigai de crabahuteuse ".

ilestmoinstardquetunepenses

Parce qu'on a tous autour de nous

une femme touchée en plein coeur...

 

La deuxième raison...

je vous en parlerai un autre jour!!!

collage_un_temps_pour_tout
 


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