13 octobre 2013

Jouer collectif

Cet automne, 3 de mes nouvelles sont publiés en recueils collectifs. 3 ouvrages, 3 styles différents, 3 expériences enrichissantes parce que collectives!

 Couv agenda JFE 2014

Agenda 2014 (à paraitre le 14 octobre)

Mon éditeur, Jacques Flament, a eu la bonne idée de constituer un agenda original pour les lecteurs curieux : 52 semaines de lectures. Soit une nouvelle par semaine, écrite par les auteurs de la "Maison Flament". Depuis bientôt 3 ans que cette maison d'édition existe, Jacques a su constituer un catalogue qui joue l'équilibre entre fiction et réalité : Nouvelles, romans, récits de vie atypiques ou de voyages extraordinaires, ouvrages de mémoire collective. Avec entêtement et persistance, parce que pour lui "Les mots sont de l’or, du feu, du sang, de la lave, ...de la terre, l’humus de la possibilité d’un bonheur.", il enrichit ses collections au fil des mois, dénichant des auteurs aux voix singulières. 
J'ai contribué au projet en fournissant une nouvelle inédite, intitulée "La surprise du chef" et qui "pètera" comme un feu d'artifice le 14 juillet 2014!
C'est l'histoire d'une fille en colère...et ça commence comme ça : " Je pose la valise près de la porte et je regarde une dernière fois la salle de restaurant."

 


 

Couv Les P

 "Les P'tites Noires en concert" vient de paraître, publié par les Noires de Pau dans la collection jeunesse. Mes camarades et moi avons travaillé sur le thème de la musique, chacun se saisissant d'un instrument pour jouer sa propre partition. Pour ma part, n'ayant peur de rien, j'ai choisi le djembé pour illustrer une histoire d'amitié au bord du Gave de Pau. La nouvelle s'intitule "Tambour battant", il y est question de ricochets et de cabane, de disparition et de libération.
Et ça commence comme ça :" La première fois que j’ai vu Camille, j’ai cru que c’était une fille"


 

couv pages 14-18

 Pages 14-18, les Noires de Pau en 1ère ligne (à paraitre le 8 novembre)

Voilà un très beau projet collectif, initié par les Noires de Pau, et que j'ai suivi du début à la fin. L'appel à textes lancé en janvier 2013 a réuni 12 auteurs (membres de l'association). Chacun d'entre nous a reçu un extrait du journal local "l'Indépendant" de l'année 1914 (d'août à décembre) Il fallait ensuite puiser dans les "nouvelles" la matière d'une histoire. Il s'agissait de donner à voire ce terrible conflit "la tête dans les tranchées et les pieds dans le Béarn". Le résultat est un bel ouvrage de 136 pages au format 15x20, illustré de croquis originaux par Stéphanie Lepoutre elle a aussi réalisé l'illustration de couverture) et préfacer par le journaliste Jean Pierre Campagne.

Pour ma part, j'ai travaillé sur le journal du 14 décembre où il était question d'une tombola des beaux arts, point de départ de ma nouvelle. Elle s'intitule "Flou artistique", elle met en scène Emile et Mathilde, deux voix pour un amour. Et ça commence comme ça :"Qu’est-ce que vous allez faire de lui ? Il n’y est pour rien. C’est moi. C’est de ma faute. Je vais tout vous expliquer."

 

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25 septembre 2013

Certaines n'avaient jamais vu la mer

 

certaines

4 de couv' : L’écriture de Julie Otsuka est puissante, poétique, incantatoire. Les voix sont nombreuses et passionnées. La musique sublime, entêtante et douloureuse. Les visages, les voix, les images, les vies que l’auteur décrit sont ceux de ces Japonaises qui ont quitté leur pays au début du XXe siècle pour épouser aux États-Unis un homme qu’elles n’ont pas choisi. 
C’est après une éprouvante traversée de l’océan Pacifique qu’elles rencontrent pour la première fois à San Francisco leur futur mari. Celui pour lequel elles ont tout abandonné. Celui dont elles ont tant rêvé. Celui qui va tant les décevoir. 
À la façon d’un chœur antique, leurs voix s’élèvent et racontent leurs misérables vies d’exilées… leur nuit de noces, souvent brutale, leurs rudes journées de travail dans les champs, leurs combats pour apprivoiser une langue inconnue, la naissance de leurs enfants, l’humiliation des Blancs, le rejet par leur progéniture de leur patrimoine et de leur histoire… Une véritable clameur jusqu’au silence de la guerre. Et l’oubli.

La 1ère phrase : "Sur le bateau nous étions presque toutes vierges."

J'ai eu un vrai coup de coeur pour ce très beau roman qui évoque l'histoire de la colonie japonaise aux USA entre 1920 et 1945. Le parcours de ces femmes qui partaient en bateau rejoindre un mari choisi sur photo est retraçé de façon émouvante par l'auteure. Le départ, la traversée, les bagages emplis de linges (kimonos, peignes à cheveux, eventails délicats) et de rêves (une autre vie avec un mari forcément beau et riche) puis l'arrivée, la confrontation à une réalité terrible et humiliante. La force du livre tient dans l'utilisation par l'auteure d'un "nous" collectif qui saisit d'emblée le lecteur en le plaçant dans le choeur des femmes. Il n'est pas question ici d'une femme en particulier mais de toutes à la fois et ce portrait multiple dessine au final la silhouette émouvante de ces femmes courageuses. En faisant le pari de revenir sur un fait historique peu connu, Julie Otsuka a écrit un roman d'une grande force poétique.

Ici une interview dans laquelle Julie Otsuka explique sa démarche d'écriture.

Ici une chronique piochée sur le site de Lionel Clément, lecteur-blogueur.

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22 septembre 2013

Entêtement

 

J’ai l’écriture laborieuse. Je peux compter sur les doigts d’une main les textes écrits d’un seul coup, au premier jet, pour lesquels les retouches se sont faites à légers coups de plumeau ! Non, moi je suis plutôt du genre à remettre cent fois l’ouvrage sur le métier et pour chaque texte les versions successives s’accumulent dans la mémoire de mon ordinateur.

Enfant déjà, j’étais une élève laborieuse. Me maintenir dans la moyenne de la classe exigeait de moi des efforts, de longs moments d’attention. Aujourd’hui je me retrouve assise au bureau dans le même état d’esprit ! Avec ce même sentiment de difficulté, cette même peur de ne pas trouver la solution, c'est-à-dire de ne pas parvenir à mettre en forme l’histoire qui me trotte dans la tête. « Laisse tomber ! » me direz-vous. C’est vrai qu’il n’y a pas d’obligation, je ne suis plus à l’école, je n’ai plus de compte à rendre, ni à mes parents, ni à mes professeurs, je n’ai plus de notes à obtenir !

Et pourtant je ne veux pas lâcher l’affaire! Je m’entête à venir à bout du problème. Cette histoire qui traine dans ma tête, il me semble important de la raconter. C’est un peu comme si je devais quelque chose aux personnages. Alors, même si parfois je manque d’entrain, même si parfois je me cherche des excuses pour ne pas y aller (et elles sont faciles à trouver, les excuses, surtout celles qui te donnent bonne conscience !), je finis toujours pas y revenir, au bureau.

 Bureau 22

 

 

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10 septembre 2013

Ce que j'ai lu cet été

abdd liseuseAu Bonheur des dames : cette lecture a filé tout le long de mon été, comme un fil rouge. Je l'avais sous la main dans ma liseuse qui m'a suivie partout. Je pouvais arrêter, lire un autre livre plus court, ou bien les 2 en même temps (chose très rare chez moi!) J'ai pris beaucoup de plaisir à cette lecture, j'ai même retrouvé le goût du plaisir que j'avais ressenti en le lisant la première fois, dans les années 80. J'ai frissonné pour Denise, j'ai attendu comme une gamine le dénouemement pourtant si prévisible! Et je me disais, en lisant ces aventures d'une autre époque, que les scénaristes des séries américaines n'avaient rien inventé!!!

 

lpcasgLa petite cloche au son grêle : Nous avons l'habitude, Nounours chéri et moi-même, d'entrer dans les librairies que nous croisons au gré de nos balades. Là, c'était un dimanche, à Condom, nous sortions de la visite de la cathédrale, le soleil nous faisait plisser les yeux. Nous cherchions une terrasse ombragée pour boire un verre. Juste en face du bar, il y avait une librairie et oh! surprise, elle était ouverte un dimanche. Nous sommes entrés, à la caisse se tenait une toute jeune fille et dans l'allée une dame d'un âge certain occupée à trier des revues : la grand-mère et sa petite fille ainsi que nous l'avons compris au bout de quelques minutes. Je me disais "mince, on est dimanche, y'a pas un chat dans les rues et elles sont là, toutes les deux!" Je ne pouvais pas ressortir les mains vides, alors mes yeux sont tombés sur "la petite cloche", dont je venais de lire plusisuers avis élogieux sur FB. Je l'ai lu quasiment d'une traite, le soir même, bien calée sur une chaise longue dans le jardin de la chambre d'hôte qui nous accueillait à quelques kilomêtres de là. C'est un bijou, ce livre, une douce parenthèse d'émotion et de tendresse. Clara en parle très bien ici.

 

rosa_candidaRosa candida : j'avais très envie de lire ce roman dès sa sortie et finalement c'est une amie de plume qui me l'a offert pour mon anniversaire (Merci Nicole!) Une belle lecture! J'ai apprécié la quête de ce jeune garçon plein de doutes et d'une naïveté rassurante, qui franchit le pas vers le monde des adultes en quittant le jardin familial pour aller créer le sien à des milliers de kilomêtres. Comment devenir père quand on n'a pas choisi de l'être, comment accepter la mort accidentelle de sa mère quand on avait encore tant de chose à lui dire, comment comprendre les femmes d'aujourd'hui quand on préfère la compagnie des roses anciennes? Les réponses sont dans le jardin!

 

 

Sans-titre8Les Dames du chemin : Ayant travaillé depuis le début de l'année sur un projet d'écriture portant sur la Grande guerre, je suis tombée par hasard au gré de mes recherches sur le Net sur le recueil de nouvelles de Maryline Martin. Ce que j'en ai lu ici ou là m'a convaincu de le commander chez mon libraire et je ne le regrette pas. C'est vrai que j'ai lu ces nouvelles en gardant à l'esprit le résultat de mes propres recherches et la façon dont nous avons travaillé mes camarades et moi sur ce projet collectif (dont je parlerai bientôt). J'ai trouvé dans ces 11 nouvelles une sensibilité et une approche qui m'ont vraiment touchée. Maryline a décidé de regarder cette terrible tragédie à travers le regard des femmes :Fiancées, épouses, filles, marraines de guerre, infirmières, espionnes.. Toutes donnent à voir leur guerre, leurs drames. Ici, l'avis de lecture d'Emma Cart-Tanneur.

 

 

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31 août 2013

Ce que fut l'été

 

bord de vézère

L'été a passé et fut bien occupé (ainsi que je le prévoyais ici)

Boulot : de quoi faire au mois de juillet, période chargée, dans la continuité des mois de mai et juin, propices aux fêtes et réunions de famille. Puis le retour en août, après les congés, moins de stress, reprise en douceur, boostée par la joie des clients à nous revoir!

 

Repos : une bonne coupure de 3 semaines, de bons moments en famille et puis d'autres sans la famille, des balades, de bons repas, de jolis moments de lecture et puis côté santé un répit bienvenu qui m'a permis de profiter sans arrière pensée.

 

Ecriture : Les projets collectifs qui étaient en cours sont désormais en voie d'achèvement. 4 recueils sur lesquels j'ai travaillé à différents niveaux (écriture et/ou correction) J'en parlerai très vite. Ces projets (et les activités familiales!) ont monopolisé une bonne partie de mon temps libre et c'est seulement depuis 10 jours que je peux retrouver du temps pour reprendre le fil de mon projet d'écriture. La tâche est ardue mais je ne lâche pas le morceau. J'avance à petits pas, parfois des sauts de puces mais j'avance (dit-elle pour se convaincre!)

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25 août 2013

Paroles de lecteurs sur "Ici on aime"

 

IOA encadré

"En lisant ce recueil, j’ai mieux compris cette recherche de style qui m’avait surpris dans MÉTÉO MARINE, et qui évoquait pour moi les peintres cubistes. Oui, vous éclatez l’écriture, vous la morcelez pour ensuite ramasser les morceaux et les assembler, les recomposer en une savante mosaïque qui est aussi un puzzle : vous fournissez au lecteur tous les indices, à lui de comprendre et de démêler le fil de l’histoire." (Michael)

"J'ai trouvé presque audacieux de s'attaquer si frontalement à un thème apparemment usé et galvaudé, et très habile, par conséquent, de savoir tirer de ce matériau classique et de ces histoires apparemment simples autant d'intensité. J'admire que tu saches faire en si peu de pages le tour de toutes les amours, et particulièrement de celles qui manquent, qui se détraquent ou qui détruisent. Que tu dises d'une écriture si simple et si efficace combien l'amour est au centre de tout, au fondement de tout, et combien en même temps sa réalisation est délicate, rare, presque impossible." (Claire Aronica)


"Chacune de ces six tranches de vies dessine en quelques touches, en quelques phrases, parfois en quelques mots, des personnages et une intrigue. De la douceur à la violence brute, Fabienne sait réellement raconter des histoires et camper des ambiances" (Frédérique Trigodet)

"L’amour, sujet vaste s’il en est, Fabienne Rivayran l’empoigne à bras-le-corps, et nous montre dans ce recueil de nouvelles, les coups de cœur et les coups de sang. Et aussi les coups du sort, qui réunit ou sépare.  Ses histoires sonnent tellement juste qu’on croit en connaître les protagonistes, ceux qui sombrent dans les non-dits, les vérités cachées, la rupture, l’absence, la souffrance." (Lorraine)

"Soyons clairs, j’ai été littéralement emporté par son recueil de nouvelles Ici, on aime. Emporté, car avec une langue très simple, extrêmement épurée, Fabienne Rivayran parvient à mettre des mots sur ce qui est certainement le plus difficile à exprimer : l’ineffable de nos sentiments, de nos émotions. Avec une profonde justesse, Fabienne Rivayran nous parle de rencontres, de frôlements, de cet envers de soi face aux autres qui jamais n’ose se formuler." (Lionel, de L'Ivre de lire)

 

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11 août 2013

De bouche à oreille... "Météo marine"

 

Petites bouchées vocales pour oreilles curieuses...

 

Pour écouter, cliquer ICI : Meteo_marine_extrait_1

 couv météo marine 1

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29 juillet 2013

De bouche à oreille... "Ici on aime"

 

Petites bouchées vocales pour oreilles curieuses...

 

Pour écouter, cliquer sur le titre de la nouvelle!

IOA encadré

  1. Une_vie_neuve_
  2. Un_beau_mariage
  3. vertige_au_sommet
  4. villa_des_anges

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12 juillet 2013

De bouche à oreille... "au cours du marché"

Dans la maison silencieuse, je m'amuse à poser ma voix, pour voir (ou plutôt pour entendre!)... ça donne de petites bouchées vocales à déguster au cours de l'été.

 au-cours-du-marche

  1. le_fond_du_panier
  2. Bon_pain_bon_oeil_
  3. Denree_perissable_
  4. Mesclagne
  5. Panier_gagnant
  6. le_manteau_du_marche
  7. marche_conclu_

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08 juillet 2013

Que sera l'été?

 

Voilà un nouvel été à vivre. Le mien sera fait d'environ un tiers de boulot, un tiers de repos, un tiers d'écriture.

Le boulot, celui qui finance le reste! Encore trois semaines à tenir, au rythme de la boutique et des commandes.

Le repos, je serai en congés du 29 juillet au 18 août. Une semaine en famille et en Dordogne, au camping du Diamant Noir, sous la tente (retour vers le passé, mes vacances d'enfants, toujours sous la tente!) puis 15 jours à la maison en mode "repos bien mérité"!

L'écriture, espace temps qui n'appartient qu'à moi. Je travaille toujours en priorité sur mon prochain gros truc mais je participe aussi à la finalisation des 4 ouvrages des Noires de Pau, à paraitre à l'automne : 2 recueils réunissant les textes des lauréats du concours de nouvelles 2013, un recueil de nouvelles intitulé "Pages 14/18" (vous voyez le thème!) et un recueil jeunesse très musical, "les Pt'ies Noires en concert".

L'Atelier sera en pause estivale jusqu'au 20 août mais je vous laisserai un peu de compagnie ...vocale!

Je vous souhaite à tous un bel été, dans la douceur des rencontres et la chaleur de l'amitié.

 

"Ecrire, c'est traverser une saison qui n'est sur aucun calendrier"

(Françoise Lefèvre, "Les souliers d'automne")

P7080040

 

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