01 mai 2013

Haiku de mai

1er mai muguet

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25 février 2011

Duelle

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Tout à la fois
Je sens se mêler en moi
Dans mes os, ma raison, ma pensée,

Le blanc et le noir,
Le doute et l’espoir,
L’immonde, le faisable,
Le certain comme l’incroyable.

Je questionne, contorsionne, tatillonne.
Au pile de ta parole j’oppose le face de ma pensée.
J’examine l’acte et l’idée.
Je démonte l’argument et son contraire.

Des mots, des mots, des mots,

Pour explorer,

Pour expliquer,

Pour exister.

© Fabeli

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08 février 2011

Hommage à Andrée Chédid...

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«Ecrire, c'est très dur, avec de grandes fenêtres de joie.»
[ Andrée Chedid ]


L'Autre
               

À force de m’écrire
Je me découvre un peu
Je recherche l’Autre

J’aperçois au loin
La femme que j’ai été
Je discerne ses gestes
Je glisse sur ses défauts
Je pénètre à l’intérieur
D’une conscience évanouie
J’explore son regard
Comme ses nuits

Je dépiste et dénude un ciel
Sans réponse et sans voix
Je parcours d’autres domaines
J’invente mon langage
Et m’évade en Poésie

Retombée sur ma Terre
J’y répète à voix basse
Inventions et souvenirs

À force de m’écrire
Je me découvre un peu
Et je retrouve l’Autre.

©Andrée Chedid (2008)

(Le peu que j'ai lu d'elle m'a laissé entrevoir une grande âme...

Ce poème est accroché au-dessus de mon bureau)

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08 septembre 2010

Passent les ombres…

 Tableau_sylvie  Tableau de Sylvie

Ce matin, pour la première fois depuis longtemps, j’ai souri au soleil.

Il a caressé mon épaule quand je fermais la porte de la maison.

C’était bon, alors je lui ai souri.

 

Hier encore je ne souriais plus.

Les ombres noires du passé dansaient devant mes yeux.

 

Je ne voyais rien du soleil caressant,

Rien de l’oiseau chantonnant.

Pas même le jardin, ses bourgeons, ses boutons,

Son envie de surgir en parfums et en couleurs.

 

J’avançais dans le couloir machinal du quotidien.

Un pas, puis un autre, habitude, solitude.

Les ombres pour compagnes à mon réveil,

Les ombres à me bercer dans mon sommeil.

 

J’exécutais les tâches réclamées.

Pas de plaintes, pas de gémissements.

Je m’exécutais.

 

Et j’attendais patiemment que les ombres se lassent,

Qu’elles s’essoufflent à toujours murmurer,

Qu’elles s’estompent en lavis dilué.

 

A la caresse du soleil ce matin, j’ai compris.

Les ombres ne s’effacent jamais.

A l’usure de nos larmes, elles deviennent transparentes,

La lumière se joue de leurs molécules immatérielles.

 

Quand les rayons du soleil percent la toile fine de nos chagrins,

Nos yeux s’ouvrent encore sur la grâce d’un jardin,

Sur la chaleur du sourire de l’ami.

 

Et ce que je vois de ma vie,

Pour la première fois depuis longtemps,

Au filtre de mes ombres,

Se pare de couleurs revenues.

 
© Fabienne Rivayran


Ce texte a été publié dans la revue Les Hésitations d'une Mouche n° 52 mars 2010



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25 août 2010

Peur du soir


 

 Tu fais quoi ?

Je ne sais pas.

 Tu vas où ?

Je ne sais plus.

C’est le soir, il fait noir, et la peur fend mon cœur.

 

 Tu fais quoi ?

Je ne vois pas.

 Tu vas où ?

Je ne crois plus.

Il fait noir, c’est le soir et j’ai peur de mon cœur.

 

 Tu fais quoi ?

Je ne mens pas.

 Tu vas où ?

Je ne peux plus.

Mon cœur a si peur du soir si noir.

 

Ne pars pas dans le soir,

Sois plus fort que le noir,

C’est ta vie que tu fuis.

C’est ta joie qui s’en va.

 

Prends ma main dans le soir,

N’aie pas peur s’il fait noir.

A deux mains on est fort,

A deux cœurs on peut tout.

 

© Fabeli 2009

 

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13 août 2010

Retour...

valises_debout


Juste de retour

Les valises encore fermées

Debout dans l'entrée



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06 août 2010

Mon pays

espace



Mon pays s’arrime aux rives de l’inconscient

Il est territoire et monde à la fois

Une langue de terre tournée vers l’intérieur

Il existe, à moi de le savoir.

 

Je le visite quand je suis seule, le soir.

Du connu vers l’inconnu je pose mes pas

Les mots me sont repères, lanternes, lumignons

De lettre à l’être je trace ma route.

 

Je jalonne, façonne, mes mains sont outils

Mes yeux miradors, je veille sur l’oubli

Indolente, je caresse mes lignes d’envie

Impatiente, j’affole les signes de vie,

 

Images émues qui jaillissent

Et remuent mes entrailles

Images ténues que je garde

Et rappelle au bord des cils

 

En pays d’écriture j’accomplis un voyage

Un si long, si lent, si beau voyage

Au pays de l’écrit, je m’enfuis, je crie, je vis,

D’écrire je me rassemble, je me ressemble.

 

© Fabeli 11.08.08

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01 août 2010

Départ...


Debout dans l'entrée

Les valises enfin bouclées

Prêtes à voyager

valise_modif

 

 

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27 juillet 2010

J.E.T.A.I.M.E

COEUR

Je t'aime.

Trois mots hors du temps.
Trois mots fanés, usés, transparents.
Trois mots limpides, brillants, évidents.
Trois mots irremplaçables.

Je t'aime, trois mots pour surligner une seconde
Depuis le temps qu'on les dit, qu'on les souffle dans un murmure, qu'on les jette dans un cri.
Rien d'autre que ces trois mots là, sept petites lettres:

Je t'aime.
Je t'aime là, maintenant, tout de suite

Je t'aime pour toujours ou pour trois minutes
Je t'aime, sésame de tous les possibles

Je t'aime, chavirement magnifique de l'horizon
Je t'aime, cœur emporté, explosé, crucifié
Je t'aime, trois notes d'une musique éternelle
Je t'aime, trois couleurs pour un ciel de vie

Je t'aime avec mes yeux, ma bouche, mon sang
Je t'aime du bout des doigts, des lèvres, de la langue
Je t'aime en tout, en entier, enfin
Je t'aime le jour, la nuit, entre les deux aussi

Je t'aime en plumes, en perles, en douceur
Je t'aime en brûlure, en déchirure, en douleur
Je t'aime et je ne t'aime plus et je t'aime encore
Je t'aime malgré moi, malgré toi, au-delà de nous

Je t'aime en creux, en vide, en gouffre
Je t'aime et j'ai peur, je crie, je pleure
Je t'aime et je prie, j'implore, je subis
Je t'aime pour un mot, un geste, une odeur

Je t'aime pour rien, pas bien, si mal

Je t'aime et je le dis
Je t'aime et je me tais
Je t'aime et tu m'entends

Je t'aime et tu t'en vas
Je t'aime et je te regarde
Je t'aime et tu ne me vois pas

Je t'aime

Trois mots caresse, trois mots prière, trois mots supplice.

Sept lettres pour lier le monde.

© Fabeli Mai 2009

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20 juillet 2010

Tournesols

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